
A Tizi Ouzou, la radio locale, de concert avec la wilaya, a engagé une vaste opération de nettoyage de la capitale du Djurdjura qui ne sent plus le genêt, mais bien d'autres odeurs nauséabondes. Une nouvelle opération, la quatrième du genre depuis maintenant deux années, qui reste, comme toutes les autres, conjoncturelle et ponctuelle tant les immondices et gravats sont d'une quantité astronomique dont il est impossible d'arriver à bout en une journée. Des lacunes des gestionnaires à l'incivisme des citoyens, il serait difficile, aujourd'hui, de faire retrouver à la ville de Tizi Ouzou son lustre d'antan. Le gros problème de la gestion des ordures ménagères dans la ville de Tizi Ouzou se trouve dans la prise en charge du service de la voirie de l'APC. En effet, ce service est souvent sujet à des grèves cycliques des travailleurs qui revendiquent la prise en charge de leurs salaires mais aussi de leurs conditions de travail tant humaines que matérielles. Selon des sources proches de ce service, ils sont plus de 300 employés à émarger et à être payés par ce service qui ne compte, en réalité, qu'un peu plus de 120 travailleurs qui se relaient dans les différentes tâches. Ainsi, près de 200 travailleurs se retrouvent payés sans fournir le moindre rendement. L'APC de Tizi Ouzou n'aurait jamais à recourir au privé pour l'enlèvement des ordures d'une partie de la ville (nouvelle ville). D'ailleurs, l'APC, qui avait passé un marché avec un privé pour l'enlèvement des ordures, a été quelque peu flouée dans cette affaire, du fait que le concerné n'a pas respecté le cahier des charges. Néanmoins, il a été maintenu jusqu'à l'expiration de son contrat avant de signer un autre avec une boîte française spécialisée en la matière. Mais ce contrat est tombé à l'eau pour des raisons procédurales, du fait que le marché dépassait la barre des 50 milliards de centimes obligeant les contractants à un aval de la commission nationale des marchés tant le montant de la transaction était faramineux (plus de 56 milliards) pour une durée de 5 années. Sur un autre chapitre, le citoyen est aussi responsable de cette situation d'insalubrité par son incivisme mais aussi par l'absence d'une police en charge de l'urbanisme et, surtout, de contrôle. Aussi, cette louable initiative de la radio nationale ne devrait pas être un coup d'épée dans l'eau, comme c'est le cas de la fameuse opération « éboueurs de la mer », initiée annuellement, tout juste avant le début de la saison estivale avec la Sonelgaz, qui débouche, en fait, sur le même résultat : des plages toujours aussi sales.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Rachid Hammoutène
Source : www.horizons-dz.com