Tizi-Ouzou - A la une

La rentrée scolaire risque d'être perturbée à Mekla



La rentrée scolaire, prévue aujourd'hui, risque d'être perturbée à Mekla, à l'est de Tizi Ouzou, faute de transport scolaire. L'Assemblée populaire communale (APC), en charge de ce volet, ne dispose même d'un litre de carburant. En raison des factures impayées, le fournisseur refuse de l'approvisionner en carburants.
«Cela fait un bon bout de temps que les citernes de carburant de l'APC sont à sec. Le fournisseur refuse de nous approvisionner tant qu'il n'a pas récupéré son dû, représentant des factures antérieures dont celles contractées durant les dernières intempéries», a-t-on appris du P/APC, Boussad Larabi. Cinq bus, dont trois minibus, assurent le transport scolaire dans les localités de Mekla vers les lycées et les CEM implantés au chef-lieu communal et de daïra en trois rotations (itinéraires) distincts, risquent d'être ainsi immobilisés au parc à partir de ce dimanche, premier jour de la rentrée scolaire, si d'ici là, l'APC n'arrive pas à trouver les moyens financiers pour faire face à l'achat du carburant mais aussi aux frais de réparation d'un des cinq bus, qui nécessite le remplacement du moteur. Selon le P/APC de Mekla, la commune de Mekla, sa collectivité, est, en fait, confrontée à une forme de blocage de la part du contrôleur financier de Tizi Rached et non à des difficultés financières. «L'argent y est», a précisé M. Larabi, indiquant que cette rupture de stock en carburant est due au refus du contrôleur financier de Tizi Rached «d'apposer son visa sur les situations engagées», bien que, a-t-il fait savoir, «le budget primitif de l'exercice en cours soit approuvé et par l'Assemblée et par la wilaya». D'autres situations financières demeurent en suspens faute de l'aval de ce même contrôleur financier, selon le maire de Mekla qui fait cas du non-versement de la mensualité du mois en cours des salaires des travailleurs de la collectivité si ce responsable ne daignait avaliser les situations financières qui lui sont présentées. Rappelant que l'ensemble de ce que ce responsable a qualifié d'anomalies et réserves relevées sur ces dossiers ne reposent sur aucun fondement. «L'Etat matrice de l'APC fait-il apparaître des situations de sureffectifs ou des personnels rémunérés sans qu'ils soient réellement employés à l'APC de Mekla '», s'est encore interrogé le premier magistrat de la commune de Mekla. Pis encore, a ajouté M. Larabi, le P/APC de Mekla, même les PCD (plans communaux de développement) de l'exercice en cours sont au jour d'aujourd'hui bloqués. Ce même responsable financier refuse d'apposer sa signature sur les conventions contractées avec les entreprises retenues et engagées pour la réalisation des projets inscrits à l'indicatif de la commune, selon le maire de Mekla. Une enveloppe financière d'un montant global de 2 milliards de centimes sommeille dans les caisses de l'Etat qui vient, a-t-il fait savoir, d'accorder une rallonge supplémentaire d'un montant de 1,5 milliard de centimes dans le cadre de ces mêmes plans de développement communaux (PCD). Un budget réparti sur diverses opérations confiées à des entreprises, toutes prêtes à se lancer dans la réalisation des travaux y afférents.
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