Ils sont venus de plusieurs wilayas du pays, comme en témoignent les banderoles et les plaques d'immatriculation des véhicules.La placette du village Ath Ahmed, où repose, depuis deux ans déjà, Hocine Aït Ahmed, l'un des héros de la Révolution algérienne, a renoué hier avec la foule des grands jours. À l'heure du recueillement, prévu à 10h, elle était noire de monde tout comme l'année dernière à la même date. Ils sont venus de plusieurs wilayas du pays, comme en témoignent les banderoles et les plaques d'immatriculation des véhicules, pour prendre part à cette commémoration. Parmi l'assistance, de nombreux responsables et ex-responsables du FFS étaient présents aux côtés des membres de la famille du défunt.
Entre autres figuraient le premier secrétaire national, Mohamed Hadj Djilani, Ali Laskri, Mohamed Nebbou, Abdelmalek Bouchafa, les nouveaux P/APW de Tizi Ouzou et de Béjaïa, des élus nationaux et locaux, ainsi que des représentants de différentes sections locales du parti. Intervenant devant la foule compacte réunie autour du mausolée de Chikh-Mohand-Ould Hocine où se trouve la tombe de l'ancien dirigeant du FFS, sur laquelle de nombreuses gerbes de fleurs venaient d'être déposées par les différentes délégations, Mohamed Hadj Djilani a, d'emblée, souligné que "si nous sommes là, c'est pour renouveler notre serment à Si L'Hocine et son projet". "C'est une occasion pour réaffirmer notre fidélité à ses principes et son éthique politique et renouveler le contrat avec sa loyauté, ses valeurs et son humilité", a-t-il poursuivi, tout en s'inclinant devant sa famille pour avoir, a-t-il ajouté, "donné vie à cet homme d'envergure internationale". Pour le premier secrétaire national du FFS que nous avons approché en marge de cette cérémonie, "il n'y a pas de doute que la mémoire de Hocine Aït Ahmed mobilise et continuera de mobiliser car les Algériennes et les Algériens se reconnaissent dans son projet". "Son message est aujourd'hui ancré dans la société, dans toutes ses catégories. Et en ce qui nous concerne, on ne va pas se taire et on ne va se donner de répit jusqu'à l'aboutissement du rêve cher à Si L'Hocine, à savoir une Algérie libre et souveraine. Nous n'avons qu'une seule feuille de route, c'est celle de Hocine Aït Ahmed", a-t-il martelé, non sans plaider, une fois de plus, pour un consensus national, soulignant, au passage, que "ceux qui ne croient pas en ce consensus national se trompent de peuple". "Ce consensus n'est pas une invention du FFS, celui du 1er Novembre 54 étant le premier. Après l'indépendance, on a libéré la terre, mais pas le peuple, et notre objectif, c'est la libération de l'homme qui ne peut se faire qu'à travers un consensus national", a-t-il expliqué, estimant que les Algériens ont le droit de participer à la construction du destin de leur pays et que les responsables n'ont pas le droit de diriger le pays d'une manière unilatérale, surtout, juge-t-il, qu'"ils ont échoué à maintes reprises". "Aujourd'hui encore, ils ont échoué, et c'est donc le moment qu'ils cèdent la place au peuple", a-t-il déclaré. Alors qu'Ali Laskri a prévenu que "la situation du pays est très difficile, et le projet d'Aït Ahmed nécessite donc encore beaucoup de militantisme et de sacrifice", Jugurtha, le fils du défunt, a, lui, plaidé pour la poursuite du combat pacifiquement pour un changement de système politique en Algérie.
Samir LESLOUS
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Samir Leslous
Source : www.liberte-algerie.com