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La coalition salue, l'opposition s'acharne



La coalition salue, l'opposition s'acharne
«Il y a des partis qui se réveillent chaque 5 ans pour marchander avec les listes électorales»Le Front des forces socialistes a carrément boycotté la plénière.Entre soutien et rejet. Les débats sur les projets de loi sur le Code électoral et celui sur la commission indépendante de surveillance des élections ont été marqués par une vive tension. La coalition et l'opposition se sont livrées à un véritable combat autour du projet en question. Les députés du FLN étaient sur la défensive en soutenant en force les dispositions visant à assainir la scène politique des partis parasites, entre autres, les article 73 et 94. Le député Brahim Bolcan a estimé que l'article 94 est venu pour mettre un terme au business des listes électorales. «Il y a des partis qui sont en berne et se réveillent chaque 5 ans pour marchander avec les listes électorales», a-t-il insisté. Son collègue Mahdjoub Beda est allé loin en demandant carrément le retrait de l'agrément aux partis qui ne vont pas obtenir les 4% lors des prochaines élections. Le parti qui n'a pas obtenu 4% lors des élections doit faire l'objet de retrait de l'agrément», a-t-il soutenu en vue de purifier la scène politique.Pis encore, de nombreux députés FLN ont appelé à relever à 7% le taux de suffrage universel exprimé qui est fixé actuellement à 5%. Saïda Bounab et Lyes Saâdi ont mis l'accent sur la nécessité de relever ce taux à 7%. Une proposition appuyée par d'autres intervenants. Les députés FLN comptent introduire un amendement dans ce sens. Ce qui risque de compliquer davantage la tâche pour les partis, notamment les petits partis. Dans l'actuelle loi, «les listes qui n'ont pas obtenu au moins 5% des suffrages exprimés ne sont pas admises à la répartition des sièges».Les élus FLN ont salué la révision de l'article 80 qui met fin à la situation de blocage des communes en consacrant le poste de P/APC au parti majoritaire. Le RND soutient dans le fond et la forme le projet en question. «Ce projet est venu au moment opportun pour adapter les textes avec la nouvelle Constitution», a affirmé Ourida Larfi, députée RND de Tizi Ouzou.Cette élue estime que ce projet est venu apporter des corrections aux anomalies relevées dans les précédentes lois. Sa collègue Fouzia Sahnouni a estimé que les partis n'ont pas à craindre l'article 94% s'ils ont une base populaire.Contrairement, l'opposition s'est acharnée contre les articles 94 et 73 du projet du code électoral. «Ce projet de loi est venu pour mettre fin au multipartisme», a martelé Lakhdar Benkhelaf d'El-Adala en qualifiant carrément ces deux articles de suicidaires pour les partis.«C'est un génocide des partis qu'ils ont créés eux-mêmes et invités aux consultations sur la révision de la Constitution», a-t-il déploré. Le porte-parole de Djaballah a également critiqué la commission indépendante de surveillance des élections en estimant que cela ne répond pas aux exigences de la classe politique. «Cette commission ne pourra pas garantir la transparence des élections», a-t-il jugé avant de s'interroger: «Où est le rapport de la commission Sédiki'». Un avis partagé par le porte-parole de l'Alliance de l'Algérie verte (AAV), Abderahmane Ben Ferhat.«De hauts responsables de l'Etat ont reconnu la fraude lors des élections précédentes alors comment peut-on dire que l'administration est neutre», s'est-il demandé en appelant toutefois au retrait des articles 73 et 94. La députée du PT, Nadia Chouitem, a soutenu que ces deux projets de loi consacrent un recul terrible en matière des acquis démocratiques. «La loi électorale est une remise en cause directe du multipartisme», a-t-elle déploré. Le Front des forces socialistes a carrément boycotté la plénière de débat.Le FFS qui a annoncé la couleur avant le début de la plénière s'est distingué par sa décision du front commun constitué justement pour faire barrage à cette loi électorale. Rappelant la détérioration du climat politique, le FFS ne voit pas l'utilité de participer pour dénoncer.«Nous réitérons donc le constat que nous avons établi lors des précédentes élections c'est pourquoi le FFS décide de boycotter le débat d'aujourd'hui et de continuer le combat pour l'abrogation de toutes les lois scélérates», a affirmé le chef du groupe parlementaire du parti Chafaa Bouaiche.
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