Tizi-Ouzou - A la une

Champ culturel algérien



Champ culturel algérien
Le champ culturel algérien «s'est considérablement enrichi du legs artistique du chanteur Matoub Lounès», a affirmé samedi la directrice de la culture de la wilaya de Tizi-Ouzou, Nabila Goumeziane. Dans une déclaration à la presse, à l'occasion de la commémoration du 18e anniversaire de la tragique disparition du chanteur, Mme Goumeziane a expliqué, à propos de l'œuvre de l'enfant de Taourirt Moussa, que cet enrichissement s'est concrétisé à travers «la richesse de son lexique tiré du patrimoine ancestral et du terroir populaire auquel il était énormément attaché et duquel il s'était inspiré, et par sa touche personnelle qu'il a introduite dans la chanson kabyle en particulier et algérienne en général». «L'éloquence de sa poésie, la profondeur de ses textes, l'authenticité de ses airs musicaux typiques témoignent à jamais de la grandeur et de l'immensité de l'artiste. C'est un compositeur et un créateur hors pair qui a marqué sa génération et restera un modèle de son temps», a ajouté cette responsable, qui s'incline devant la mémoire de Matoub Lounès, assassiné par un groupe terroriste le 25 juin 1998, à Tala Bounane, sur la route de Beni Douala (25 km à l'est de Tizi-Ouzou).La directrice de la culture rappelle également que Matoub Lounès s'était «beaucoup investi dans la chanson engagée et a excellé dans l'interprétation de tous les sujets qu'il a traités avec une perfection inégalée, que ce soit dans le texte ou la musique, lui valant la reconnaissance de tous». Cela témoigne, a-t-elle dit, de «la grandeur de l'artiste et de l'ingéniosité de l'homme qui a œuvré toute sa vie pour la culture amazighe et la consécration de l'identité algérienne».Matoub Lounès a notamment chanté avec passion l'amour de la patrie, mais aussi la femme qui constitue particulièrement l'un des thèmes ayant marqué son œuvre poétique qui défendait, en dépit des tabous d'une société kabyle plutôt conservatrice, son émancipation. Des chercheurs universitaires, qui se sont intéressés à son œuvre, estiment qu'il a légué à la poésie algérienne «une œuvre poétique unique, qui mérite d'attirer l'attention des linguistes, des sociolinguistes et autres spécialistes de la langue».Né le 24 janvier 1956, Matoub Lounès manifeste dès sa tendre enfance un intérêt à la musique. A l'âge de neuf (9) ans il fabrique sa première guitare avec un bidon d'huile et en 1978, il publie son premier album, a y izem (le lion) qui rencontre un franc succès.Un succès qui ne le lâchera plus jusqu'à son dernier souffle avec la publication, peu avant sa mort, de Tavrats i... (Lettre aux...). Dix-huit ans après sa disparition, ses fans qui admiraient son courage, son verbe franc, son intransigeance, y compris envers lui-même, et sa voix rugissante, ne se lassent pas d'écouter ses chansons.
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