Tizi-Ouzou - Revue de Presse

L’assassinat du président de l’APW de Tizi-Ouzou



Un crime pas comme les autres L’assassinat du président de l’APW de Tizi-Ouzou n’est pas seulement un crime de plus du GSPC dans cette wilaya qui, après celle de Boumerdes, est de plus en plus marquée par une recrudescence d’actes terroristes depuis le début de l’année. A ce jour, les actes terroristes enregistrés dans la wilaya avoisinent la cinquan-taine qui ont eu lieu à travers une vingtaine de communes, selon un décompte à partir de la presse nationale. A travers l’assassinat de Da Rabah, qui devait fêter son soixantième anniversaire dans une dizaine de jours, c’est le symbole d’un représentant élu du peuple qui a été ciblé, mais pas seulement. Le GSPC semble avoir mis en exécution les menaces qu’il avait proférées au début de l’été dernier de s’en prendre dorénavant à tous ceux qui collaborent avec l’Etat.A ce titre, il avait fixé un délai de deux mois, qui devait prendre fin à la mi-septembre, pour que tous ceux qui ont une relation avec les forces de sécurité, de quelque nature qu’elle soit, de rompre tout contact, qu’il soit professionnel, privé ou de voisinage. Le président de l’APW a payé de sa vie sa fonction d’élu à la tête de la wilaya, qui faisait de lui l’homme le plus en vue après le wali et qui, en même temps, constituait une cible des plus faciles pour n’importe quel tueur déterminé. D’autant plus qu’il n’a pas changé ses habitudes, continuait à se rendre régulièrement dans son village natal, n’avait pas de protection particulière ... Ainsi, ce lâche assassinat d’un homme totalement voué à sa wilaya et à son pays est le premier ciblant un civil depuis la fin de l’ultimatum fixé par le GSPC qui, rappelons-le, a pris fin deux semaines après celui fixé par les dispositions de la «Charte pour la paix et la réconciliation nationale», prévues par l’Etat pour les terroristes qui désiraient se repentir sans avoir à être pénalement poursuivis. Il est également l’un des rares à avoir ciblé un élu d’une APW, corps qui a été presque totalement épargné par le terrorisme depuis 1992, par rapport à celui des présidents d’APC et des chefs de daïra pour ce qui est des collectivités locales. Il est en même temps le premier à cibler un responsable civil depuis le ralliement du GSPC à Al-Qaïda, à la veille du mois de Ramadan en cours. Et, à ce titre, cet acte terroriste prend une tout autre signification, en ce sens qu’il devient automatiquement un écho des actes similaires menés contre des civils, dans d’autres régions du monde, par des réseaux liés à l’organisation de Ben Laden. Il est surtout le premier d’Al-Qaïda contre un responsable civil via le GSPC. Da Rabah est mort. Il aura laissé derrière lui l’image d’un homme qui, après avoir fait ses études supérieures à Oran, s’est consacré à l’éducation des enfants en qualité d’enseignant et de chef d’établissement avant de présider à la destinée de sa commune natale en qualité de maire et enfin à celle de toute la wilaya en tant que président d’APW. Le GSPC fera tout pour que ce crime puisse constituer le tournant dans ces pratiques qu’il annonçait au début de l’été en cherchant à viser d’autres cibles similaires partout où il pourra. Mais cette nouvelle escalade ne peut que renforcer davantage la lutte antiterroriste pour éradiquer à jamais ce fléau. Mohamed Issami
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