Natif de Beni Douala, dans la wilaya de Tizi Ouzou, Kamel Syamour, depuis son jeune âge, est passionné par la musique. Etabli en France depuis les années 1990, il est intermittent du spectacle. Son nouvel album sera sur le marché en octobre prochain. Il a animé un gala, le 22 juillet, à la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou.- On connaît souvent Kamel Syamour par ses textes kabyles conciliés à des musiques diversifiées, peut-on savoir comment vous avez eu l'idée d'apporter toujours de nouvelles sonorités à vos chansons '
J'écris en kabyle, car, c'est avec cette langue que je rêve, je pleure et je souris. L'inspiration ne me vient qu'en kabyle. Pour la musique, je fais la synthèse de tous les sons. Je veux vous dire que j'aime les musiques traditionnelles qui ont bercé mon enfance, à l'instar des Boudjlimas, des Sidi Amar ou Idhbalen. Il faut savoir que la période de mon service national m'a permis de découvrir le Sahara avec ses layali (soirées) envoûtantes.
Puis en Europe, j'ai découvert le jazz, le blues ou le celtique que j'ai réussi à adapter à mes paroles. C'est ce parcours que j'essaye de transcrire en musique. Je n'ai aucun complexe à présenter ma culture et ma langue en Irlande ou en Espagne où les gens adorent le son de mon bendir et de mes karkabou tout comme moi j'aime leur cornemuse ou leurs castagnettes. J'aime toutes les cultures du monde, mais la mienne je trouve que c'est la meilleure.
- Avez-vous un nouvel album en chantier '
Effectivement, mon nouveau produit était prévu pour avril dernier. Mais j'ai changé d'éditeur pour avoir plus de moyens et faire un produit plus intéressant. C'est un peu lent au niveau du travail mais, en même temps, je veux proposer quelque chose de nouveau et de qualité à mon public. Avec le studio WMS, dans le nord de la France, je suis au stade du mixage tannique le mastering sera fait à Londres. Donc, ce produit sera sur le marché en octobre prochain.
- Peut-on d'ores et déjà connaître un peu de son contenu '
Dans ce produit, j'essaye de parler de tout ce qui m'entoure. Je veux apporter un regard tantôt amer, tantôt joyeux sur certaines choses de la vie, comme l'amour, la mort, les traditions, le civisme, entre autres. Par contre, dans les premiers albums, je me suis contenté de chanter sur ma vie. Mon nouvel album se situe entre la révolte et l'espoir car, tout artiste a le doit de dire des vérités, même si elles font parfois mal, mais, tout en leur donnant une touche d'espoir et de rêve. Sur le plan musical, je suis penché vers la world musique, mais beaucoup plus poussée sur les sonorités. Je dirais que je suis vraiment satisfait du résultat. Il ne me reste juste que l'appréciation du public après la sortie de ce produit.
- Etant un artiste établi en France depuis plusieurs années, avez-vous un calendrier de vos participations à des spectacles dans l'Hexagone où bien ailleurs '
Vous savez, en France, un artiste est un intermittent du spectacle. Il a le statut d'un salarié protégé par l'Etat «sacem». Il a des devoirs et des droits, comme la retraite, la sécurité sociale, les congés. Il doit juste faire un minimum d'heures de spectacles déclarées. Par contre, en Algérie ce n'est pas le cas. Un artiste n'a pas de salaire mensuel, ni de statut. Revenons à mon calendrier, j'ai un programme de spectacles à animer dans plusieurs festivals. Les organisateurs d'événements sont de plus en plus exigeants, mais il faut apporter de la nouveauté pour chaque gala afin d'offrir des surprises palpitantes au public.
- Par quoi voulez-vous conclure cet entretien '
Un grand merci au public qui a permis a mon premier album, Machahou, de connaître un écho très favorable, même si je n'ai jamais fait de concert au pays. Je tiens à saluer aussi ceux qui me soutiennent dans cette belle aventure musicale, surtout les internautes et les artistes qui m'ont aidé à réaliser mon premier album, comme Akli D. Je souhaite faire une tournée et me produire dans plusieurs wilayas d'Algérie. J'invite, à cette occasion, le public pour venir assister à mon gala prévu le 22 juillet à la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Hafid Azzouzi
Source : www.elwatan.com