Tizi-Ouzou - A la une

Des contractuels en colère à Tizi Ouzou Fermeture du campus de la cité universitaire et de la route de Boukhalfa



L'ensemble des travailleurs exerçant sous contrat et relevant de la Direction des 'uvres universitaire centre (DOUC) de Tizi Ouzou ont pris d'assaut, jeudi, la faculté de droit et des sciences juridiques de Boukhalfa qu'ils ont fermée pour réclamer leur recrutement immédiat. En plus du campus, les protestataires ont fermé les deux cantines des résidences universitaires garçons et filles, leur administration, ainsi que la route reliant Boukhalfa à l'autoroute.
«On a frappé à plusieurs reprises aux portes de la DOUC, entrepris des démarches auprès de la wilaya, mais en vain», dénonce un travailleur en fin de contrat, ajoutant que «c'est cette sourde oreille qui nous a poussés à sortir dans la rue. Après trois ans d'exercice pour le travailleur le moins ancien, voilà qu'on se trouve jetés à la porte». Les protestataires, en plus de ceux de Boukhalfa, sont venus des cités universitaires de M'Douha,
Draâ Ben Khedda et de l'ILE. Ils travaillent sous forme de contrat de formation et d'insertion (CFI) en tant que cuisiniers, agents polyvalents et plombiers, indique notre interlocuteur. «Nous touchons des salaires de 12 000 DA, alors que les charges que nous assurons dépassent de loin nos paies. On nous recrute même dans des postes autres que les diplômes que nous possédons», explique un travailleur titulaire d'un diplôme de cuisinier qui regrette le fait de ne pas travailler à la cuisine. «Je ne fais que la vaisselle et j'assurer le service», déplore-t-il.
Suite à cette action durant laquelle des cours n'ont pas été assurés et des examens ont été annulés, une délégation de six personnes a été invitée à rencontrer le wali. «M. Abdelkader Bouazghi nous a promis de procéder à la signature des PV d'installation à partir de dimanche (demain, ndlr)», a déclaré notre source. Le premier magistrat de la wilaya aurait pris cette décision pour répondre dans l'immédiat aux doléances des contestataires, dans l'attente de voir des postes d'emploi définitifs créés. Avant de sursoir à leur action, les protestataires ont tenu à insister que si les promesses du wali ne sont pas tenues, ils reviendront à la charge.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)