Des centaines de fonctionnaires du secteur de l'éducation ont fait valoir leurs droits à la retraite, ce qui nécessitera des recrutements de même importance.Des centaines de fonctionnaires du secteur de l'éducation de la wilaya de Tizi Ouzou, toutes catégories confondues, partiront en retraite avant la prochaine rentrée scolaire alors qu'une autre partie de fonctionnaires, suivra entre les mois de septembre et décembre prochains. Selon un membre du bureau des retraités de l'éducation de Tizi Ouzou, le nombre de fonctionnaires, administrateurs, ouvriers et assimilés, qui sont partis depuis le mois de janvier 2013 à ce jour et ceux qui ont déposé leurs dossiers pour partir avant le 31 décembre avoisinerait le millier de personnes. Ces départs se poursuivront également durant les mois de janvier et juin 2014 pour concerner notamment ceux ayant atteint l'âge de 60 ans.
Parmi eux figurent de nombreux enseignants, dont certains ont fait valoir leur droit au départ anticipé. Cette hémorragie d'enseignants qui veulent à tout prix partir invite à une sérieuse réflexion sur les difficultés à procéder à leur remplacement à la rentrée scolaire et surtout pourquoi cet engouement à la rupture à tout prix avec l'enseignement. Il va sans dire que les conditions exécrables de travail qui se sont installées à tous les niveaux et dans la durée dans les établissements scolaires constituent les premières causes de cette «fuite». «Même avec un salaire revalorisé, je préfère prendre congé du secteur de l'éducation», nous a déclaré un enseignant devant la porte de l'académie. Une réflexion partagée par ses collègues visiblement dépités par la dégradation des conditions de travail. Par ailleurs, la revalorisation des salaires des enseignants depuis 2008, incite au départ sitôt qu'ils aient accumulé les cinq meilleures années. Le calcul de la retraite qui englobe également l'inclusion de la prime de rendement et même des journées de surveillance des examens de fin d'année (Bac, BEM et 6e) depuis 2008, incite au départ d'autant que la pension se retrouve supérieure au salaire en étant en fonction.
Les responsables à tous les niveaux s'inquiètent également à trouver des enseignants et des inspecteurs de qualité d'autant que tous ceux qui vont partir constituent la «crème» du corps enseignant. Les jeunes enseignants se confient toujours aux vieux maîtres et professeurs pour les assister dans leur nouvelle mission. Véritable cheville ouvrière de notre système éducatif, les vieux enseignants s'en vont sur la pointe des pieds, sans aucune cérémonie en leur honneur.
Le concours de recrutement de nouveaux enseignants pour occuper les postes vacants permettra d'engager un peu plus de 250 enseignants, pour les trois paliers (primaire, moyen, secondaire) ce qui est loin de répondre aux besoins d'encadrement pédagogique des établissements scolaires de la wilaya.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel K
Source : www.elwatan.com