Photo : Riad
De notre correspondant à Tizi Ouzou
Malik Boumati
C'est le Ramadhan et de nombreuses habitudes connaissent des changements importants de la population algérienne. Des habitudes relatives principalement à l'alimentation que le jeûne bouleverse totalement un mois sur douze. En effet, la consommation des ménages connaît à l'occasion du mois de carême une hausse vertigineuse qui amène chaque fois un changement dans l'organisation des marchés et dans l'action de l'administration. Il s'agit en l'occurrence de la multiplication des contrôles qui touchent l'aspect hygiène, durant ce mois de grande consommation mais aussi de grandes chaleurs. Ces contrôles touchent aussi bien les marchés que les locaux commerciaux. Ils ciblent également les abattoirs qui connaissent eux aussi un surplus d'activités nécessitant une présence plus fréquente des services vétérinaires. Dans la wilaya de Tizi Ouzou, les abattoirs, une vingtaine environ, en plus de la dizaine de ceux de volailles, ne chôment pas. L'activité y est intense. Trois à quatre fois plus intense que les autres mois de l'année. C'est que la consommation de la viande connaît une forte hausse durant le Ramadhan et les gérants privés des abattoirs sont tenus de redoubler d'efforts pour répondre à la forte demande en viande, en vigueur à chaque mois de carême. Ces établissements publics, gérés par des privés après adjudication, connaissent des moments de tension, en raison de la forte demande qui prévaut durant ce mois particulier. Et au lieu de fonctionner une fois par semaine, comme c'est le cas avant le mois de carême, les abattoirs de la wilaya de Tizi Ouzou sont contraints d'ouvrir leurs portes trois à quatre fois par semaine. Et parfois plus que cela, notamment durant les premiers jours de ce mois sacré, et les jours qui précèdent son début. Cela dans le but de répondre à une demande trop importante que le rythme de travail habituel ne pouvait satisfaire. Cette réalité est visible pour les pouvoirs publics qui devaient, bien avant l'arrivée de ce mois, prendre des mesures pour faire face à toutes les exigences de ce mois, avec une attention particulière sur la sécurité et l'hygiène. Et dans ce sens, en dehors des forces de sécurité et de la Direction du commerce, c'est aussi la Direction des services agricoles (DSA) qui se mobilise pour répondre aux besoins spécifiques de ce mois, et ce, par le biais de l'inspection vétérinaire. Cette dernière mobilise ses éléments beaucoup plus que d'habitude, avec la multiplication de l'activité dans les abattoirs où parfois les gens s'adonnent à des abattages clandestins qui risquent d'avoir des conséquences néfastes pour la santé du consommateur. Reste cependant que l'abattage clandestin dans la filière avicole reste florissant dans la wilaya de Tizi Ouzou où la santé du citoyen est menacée et les aviculteurs «légalistes» souffrent de la concurrence déloyale, au vu et au su de toutes les autorités.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M B
Source : www.latribune-online.com