Tizi-Ouzou - Revue de Presse

Commune de Tizi-Ouzou



Les élus FFS «outrés» par les alliances des autres partis La scène régionale kabyle a changé de majorité à la faveur des dernières élections locales. Le FFS qui, durant la période allant de la fin des années 1990 au 29 novembre dernier, a été majoritaire en raflant des sièges tant à l’APW qu’au niveau de nombreuses APC, a dû se résoudre à passer la main à son frère ennemi le RCD. Cette nouvelle situation n’est pas pour plaire aux élus FFS de la commune de Tizi-Ouzou qui, dans une déclaration rendue publique jeudi passé, se disent victimes d’un «complot ourdi par le pouvoir et ses alliés». Pour ces élus, la volonté du pouvoir d’évincer le FFS de la vie politique s’est concrétisée à l’APC de Tizi-Ouzou où le FFS est arrivé à égalité avec le FLN, en glanant 3.841 voix. Malgré cela, précisent-ils, le FFS est exclu de l’exécutif de l’assemblée puisque la liste élue majoritaire a préféré d’autres partenaires. Le FLN, longtemps tenu à la lisière de la vie politique locale, est ainsi revenu, sinon en force du moins avec un score relativement honorable, grâce auquel il a réussi à avoir le contrôle de 12 APC, alors que le FFS, longtemps figure de proue politique dans la région, a vu le nombre de ses communes baisser drastiquement, se contentant, cette fois-ci, de seulement 16 communes ; loin derrière le RCD qui en compte 31, avec en sus l’APW. Le FFS a fait encore pire en perdant la seule commune qu’il n’a jamais perdue auparavant : Beni Yenni passée au RND par... jet d’éponge. Les calculs, toujours présents entre formations, ont fait que le FLN se soit justement allié au RCD et au RND pour donner au parti de Saïd Sadi la gestion de l’APW où il compte 16 élus, contre 15 pour le FFS, 10 pour le FLN et 6 pour le RND. Le FLN et le RND ont ainsi donné leurs 16 voix au RCD, qui gagne ainsi l’APW. Ce dernier, à son tour, a donné ses 4 voix, et le RND ses 3 voix au FLN (6 voix), ce qui permettra à celui-ci de diriger l’APC de Tizi-Ouzou, qu’il guigne depuis des lustres. C’est cette arithmétique partisane qui est dénoncée par les élus du FFS lesquels, pourtant, n’avaient pas hésité à la pratiquer dans d’autres circonstances. La vérité veut que le FFS, qui est encore respecté ne serait-ce que pour le charisme de son président Hocine Aït Ahmed, un historique de la guerre d’indépendance et un homme politique doublé d’un intellectuel de valeur, fasse son mea culpa et redevienne la formation qu’il n’aurait jamais dû cesser d’être : celle du respect de l’homme. Que des militants ne partagent pas toujours les points de vue des dirigeants, c’est-là plutôt un signe de bonne santé et non pas des écarts à sanctionner. M. Chabane
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