Tizi-Ouzou - A la une

Certains candidats renoncent aux meetings



Certains candidats renoncent aux meetings
La deuxième semaine de la campagne pour les élections législatives tire à sa fin dans un calme relativement plat.
Les différents candidats, à l'exception de ceux encadrés par des partis bien structurés, peinent à attirer l'attention des citoyens. Une grande partie d'entre eux a carrément arrêté les meetings et les rencontres de proximité pour se retirer dans les bureaux loués à l'effet. Certains ont pourtant essayé de bousculer ce climat en faisant appel aux chefs de leurs partis. La semaine qui vient de s'écoulera en effet vu les présidents du Rassemblement national démocratique (RND), du Front national algérien (FNA), du Parti des travailleurs (PT) et du Front des forces Socialistes (FFS) qui a, lui, appelé à la rescousse son premier secrétaire et une pléthore de personnalités du parti. Mais, une fois repartis, le calme s'installe de nouveau à travers les localités. A signaler que le Front de libération nationale compte, lui aussi, lubrifier sa machine en faisant appel à son secrétaire général Abdelaziz Belkhadem, attendu demain dans la ville de Tizi Ouzou. Selon le mouhafadh de Tizi Ouzou et tête de liste du FLN dans la même wilaya, le parti a tenu tous ses meetings programmés à travers les localités. Du côté des populations, les sceptiques sont la majorité absolue. Partout, ce sont les mêmes réponses aux questions posées sur l'élection. Rencontré dans un café à Tizi Ouzou, un jeune interrogé sur son intention de vote répliquait sans réfléchir qu'il venait de la mairie de Tizi Ouzou. «Vous croyez vraiment que quelqu'un qui va à la mairie de Tizi Ouzou pour retirer un document administratif risque un jour de voter'» répond-il narquois. Pour pousser notre curiosité, nous avons même choisi d'aller interroger les jeunes au niveau de l'Ansej, croyant obtenir quelques voix de ceux qui ont obtenu des crédits pour le financement de leurs projets.
«Non, je n'y pense même pas (au vote). Ce n'est pas grâce aux députés que j'ai obtenu mon projet. C'est d'abord un droit que je ne dois à personne au vu des millions qu'ils touchent une fois élus. Puis, je suis certain que si c'était eux qui étaient là à l'Ansej, je n'aurais pas obtenu ce crédit. Vive l'Algérie qui m'offre cette chance de sortir du chômage mais à bas les opportunistes!» clame un jeune qui vient d'être retenu par la commission de validation des dossiers. «Je vous jure qu'ils ne nous aiment pas. Ils nous haïssent. C'est juste une question de campagne pour eux, ils nous supportent et ils disparaissent après le jour des élections», réplique un autre jeune.
«Ah, bon' Il y a des élections' C'est quand'» questionne un jeune étudiant rencontré devant le portail principal de l'université Mouloud-Mammeri. «Les posters affichés, ce ne sont que des amuseurs» poursuit-il. Enfin, sur le terrain, il apparaît évident que les gens ne sont pas accrochés. Notons également que la plupart de ceux interrogés ont tous fini par parler avec nous de l'élection présidentielle française.
«Vive Hollande! s'il gagne, nous avons au moins des chances de fuir ceux-là», crie un autre jeune interrogé à la gare routière.


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