Tizi-Ouzou - A la une

Ali Mouzaoui plaide pour la création d'écoles de formation en arts cinématographiques



Ali Mouzaoui plaide pour la création d'écoles de formation en arts cinématographiques
Le réalisateur et metteur en scène, Ali Mouzaoui, a plaidé, lundi, la création d'écoles de formation en arts cinématographiques pour, a-t-il indiqué, assurer la relève et aboutir à une production de qualité capable, a-t-il fait observer, de conquérir avec le cinéma au niveau international.«Le cinéma amazigh n'existe pas encore, chez nous, en tant que tel. On note plutôt des films amazighs qui ont été réalisés en réponse à un besoin culturel et identitaire», a-t-il dit. S'exprimant à l'occasion d'une conférence animée dans le cadre de la 15e édition du Festival culturel national du film amazigh qui se tient depuis samedi dernier à Tizi-Ouzou, Ali Mouzaoui a mis en avant l'importance du patrimoine culturel local dans la promotion du cinéma d'expression amazighe. «Les contes et les légendes racontés en Kabylie et dans les pays du Maghreb méritent d'être explorés dans des productions cinématographiques en s'inspirant de la multitude de thèmes qui y sont abordés», a-t-il recommandé. Pour le réalisateur et metteur en scène, Ali Mouzaoui, l'image et le cinéma sont des moyens forts, susceptibles, a-t-il dit, d'assurer la survie d'une culture, insistant sur la nécessite de les développer et de s'investir efficacement pour son épanouissement. «L'image permettra d'immortaliser cette richesse culturelle tout en constituant des éléments identifiants à travers lesquels les particularités et les spécificités de la région seront retransmises au-delà des frontières», a-t-il fait observer encore. Evoquant la production cinématographique à l'échelle nationale, l'intervenant a fait cas d'un manque d'accompagnement des jeunes créateurs dans le domaine du 7e Art en moyens matériels, notamment. «De nos jours, nous n'avons pas les moyens de produire un film avec nos propres moyens puisque les quelques laboratoires qui existaient après l'indépendance ont complètement disparu et nous sommes contraints de nous rendre à l'étranger pour finaliser nos projets», a relevé M. Mouzaoui, insistant sur la nécessité d'impliquer l'ensemble des acteurs ainsi que la mise en place d'une véritable stratégie, pour l'essor du cinéma. Au mois de mars dernier, Ali Mouzaoui a présenté, à la cinémathèque de Tizi-Ouzou, son nouveau film-témoignage «l'âme montagnarde ». Une ?uvre à travers laquelle le réalisateur immortalise le combat d'une femme montagnarde durant la glorieuse guerre de libération nationale et l'engagement de sa région dans la révolution. Une partie de l'histoire de l'Algérie qu'il faut, a-t-il estimé, transmettre aux générations futures.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)