
La population d'une dizaine de villages situés à l'ouest de Aïn El Hammam, à 50 km au sud-ouest de Tizi Ouzou, se trouvent démunis en matière de soins de proximité.Certains sont éloignés de plus de cinq kilomètres du dispensaire le plus proche pour changer un pansement ou pour une simple injection. Pour s'y rendre, les malades passent devant l'hôpital de Aïn El Hammam, où ils ne peuvent pas prétendre à ces soins. Depuis que le dispensaire existe, la structure hospitalière a été fermée. Pour se rendre à la polyclinique, les patients doivent transiter par le chef-lieu communal après un trajet de plus d'une demi-heure, à partir du village. Ils n'arriveront à destination qu'après une autre demi-heure de marche, cette fois, faute de transport jusqu'à leur destination finale. Les habitants des environs ont la chance d'être inscrits en haut d'une longue liste, alors que les retardataires venant des Ath Menguellet n'ont d'autre choix que de patienter deux ou trois heures ou peut-être repartir sans avoir vu le médecin.
Il faudrait, au préalable, s'informer du jour de garde du praticien que l'on voudrait consulter, car ce sont les spécialistes de l'hôpital qui s'y relayent à tour de rôle, à raison d'une fois par semaine. Si les responsables ont pensé à désengorger l'hôpital de Aïn El Hammam, en lui confiant la mission de soins lourds seulement, selon la nouvelle carte sanitaire, ils n'ont, en revanche, pas pris en compte les besoins de la population locale.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Nacer Benzekri
Source : www.elwatan.com