Tizi-Ouzou - A la une

3e EDITION DU FESTIVAL DE LA ROBE KABYLE Faire porter la robe kabyle par les femmes du monde entier



Organisée par l'association Tagmat Ihamziene, dans la commune d'Illoula Ou Malou, en collaboration avec le comité du village, la 3e édition du Festival de la robe kabyle, qui s'est déroulée du 30 août au 1er septembre, et à laquelle ont pris part 25 ateliers de couture, aura désormais comme défi de faire de la robe kabyle «un vêtement universel qui sera porté par des Américaines, des Françaises, des Chinoises …», a lancé à la foule de créatrices et de modélistes la présidente du jury du concours de la robe d'Or lors de la cérémonie de clôture qui s'est déroulée en présence du P/APW de Tizi-Ouzou, du P/APC d'Illoula Ou Malou et du président de la Chambre de l'artisanat et des métiers de Tizi-Ouzou (CAM).
Pour cette 3e édition, qui a bénéficié d'une aide de 50 millions de centimes de l'APW et de l'apport de quelques sponsors, il s'agissait de passer du cap purement folklorique à un stade de création qui ne sacrifie pas aux traditions, insiste-t-on du côté du jury, qui a voté à l'occasion pour une robe ayant satisfait aux critères alliant esthétique et travail artisanal. Une robe en broderie kabyle faite main avec une bonne qualité de tissu, des découpes anciennes de 4,40x 40, dimensions qui ne sont pas un legs des sœurs blanches mais une réflexion des couturières kabyles anciennes, précise la présidente du jury qui insiste sur la finition, les motifs en zig zag et les dentelles. Un choix difficile à faire devant la gamme de création de très belles robes portées par des mannequins du village parés à l'occasion de leurs plus beaux atours. Pour cette 3e édition suivie par un nombreux public, et outre une riche exposition, les organisateurs ont également programmé un carnaval berbère présenté par l'association des activités de jeunes d'Ighzer Amokrane, un mariage traditionnel sur fond d'izlen (chants kabyles traditionnels). Sur l'état des lieux de la robe kabyle, la couturière Rahmani H., de Boghni, relève le chemin parcouru par ce vêtement désormais recherché, selon elle, même par des étrangères qui apprécient la robe traditionnelle kabyle faite main, mais a insisté sur la nécessité de doter les créatrices d'ateliers et de points de vente à même de donner une meilleure audience à la robe kabyle, idée sur laquelle le rejoint le président de la CAM Habbas Makhlouf. La montée en flèche de la matière première est également dénoncée par la couturière qui affirme que les couturières sont capables de relever tous les défis pour peu qu'on mette à leur disposition les moyens nécessaires. Présente à l'événement, Mme Laouni M. de Touggourt, artisane libre, est venue constater la ressemblance entre la robe kabyle et la robe de du Sud. Préparant une collection pour 2013 avec comme thématique un mariage de cultures, elle sera présente avec un défilé à la 4e édition.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)