Plus que deux jours dans la vie du Sila en sa dix-septième version. Et à l'approche de la clôture de ce salon tant courtisé par le public au vu de l'affluence enregistrée depuis le premier jour, même en semaine, il y a foule. Celle qui marque les grands événements. Et on pense déjà à l'après salon, comme dans une appréhension des jours sans. D'autant que la fréquentation est remarquable, dénote de l'intérêt imparable pour ce genre de manifestation culturelle si rare chez nous. Et qui gagnerait de surcroît à se multiplier... De grands moments qui réunissent autour du savoir, de la connaissance et de la découverte. Et qui se compile en un grand autre moment dans lequel s'inscrit le Sila 2012 dédié exclusivement à la Mémoire avec un grand M. Un rendez-vous incontournable avec l'Histoire. Celle d'une nation, d'un pays, de noms d'hommes et de femmes qui l'ont écrite en lettres de sang, à jamais gravées dans l'identité d'un peuple. Celle à laquelle contribue comme une belle prémonition Mohamed Garne. Ce nom qui vient se greffer depuis 50 ans, eh, oui, en symbole imparable du cinquantenaire de l'indépendance de l'Algérie à cette belle épopée d'un combat collectif pour la liberté, un autre cadre dans lequel se tient le Sila. Une liberté double pour Mohamed auteur et acteur de son histoire, dans la grande Histoire nationale. Il la livre aujourd'hui en langue nationale après l'avoir racontée en français dans deux livres dont le contenu est le même pour deux titres : le 1er a été pratiquement « dicté » par l'éditeur qui voulait en minimiser la portée : « Lettre à ce père qui pourrait être vous... », paru chez « Jilles et Latès » et puis cet autre intitulé « Français par le crime, j'accuse !... », originellement choisi par Mohamed Garne, lui ce fruit d'un viol collectif durant la révolution dans les maquis des monts de Tissemsilt et arraché à sa mère qu'il retrouvera 28 ans après sa naissance dans le camp de concentration d'El Attaf... Une histoire vraie, à multiplier dans cette Algérie colonisée, torturée et meurtrie. Mohamed Garne, qui a porté plainte devant les tribunaux de Paris, et le procès n'est pas terminé, demande réparation à la France pour le préjudice commis sur la personne de sa mère et sa personne, dont il veut la reconnaissance en tant que victime de crime de guerre et de crime contre l'humanité. Cette quête, il l'expose dans ses livres, il en propose avec son éditeur Impression d'en faire une lecture en arabe : « Firançi bil djarima atahim !... ». C'est au stand de l'Enag, il ne reste que 2 jours.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Horizons
Source : www.horizons-dz.com