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Choix des candidats aux élections locales à Tissemsilt



Choix des candidats aux élections locales à Tissemsilt
Ce n'est pas un hasard si les formations politiques, notamment celles qui comptent gagner les suffrages des électeurs, inscrivent au premier plan de leurs préoccupations les critères de compétence, d'aptitude intrinsèque à se mettre à l'écoute des aspirations des citoyens, à agir pour prendre en charge leurs problèmes quotidiens.
Les présidents des Assemblées populaires communales, en tant qu'élus, ont des pouvoirs d'action et des capacités à peser sur le cours de la vie des citoyens même si des présidents d'APC estiment qu'ils n'ont pas les coudées franches. La précédente mandature, certains partis politiques, faute de ne pas avoir suffisamment tenu compte de la nécessité de trier sur le volet les candidats qui ont à c'ur de se mettre à la disposition de leurs administrés, ont eu la malchance de sélectionner des candidats qui ont été à l'origine, parfois, de moult difficultés liées à la gestion de la commune. En d'autres termes, ce palier de la représentation populaire ne fut pas indemne de tout reproche ni au-dessus de tout soupçon. Nombre de divergences entre élus, imbus d'une investiture imméritée, ont plus gêné les populations que servi leur cause. On ne veut pas infliger le discours de la méthode. Ce n'est pas le lieu ni le cas mais il y a matière à aligner les griefs qui se sont posés en obstacles majeurs dans la bonne marche de l'APC. Les faits existent. Il y a eu des maires qui n'étaient pas blancs comme neige. Et depuis le début de cette mandature en 2007, de l'eau a coulé sous les ponts et nombre de mairies du pays ont sombré dans des discordes stériles et exacerbé une paralysie pénalisante, des affrontements fort préjudiciables entre élus de différentes chapelles politiques, un «nomadisme» qui a été d'ailleurs dénoncé et fustigé par l'opinion publique qui n'arrivait pas à admettre que l'on puisse passer avec armes et bagages dans une formation politique et abandonner en cours de route le programme électoral sur la base duquel le maire a été légitimement élu. On fait l'impasse, pour ne pas avoir à forcer le trait outre mesure, sur le gel de certains collectifs d'élus communaux, des présidents d'APC déchus de leur fonction après un retrait de confiance, voire poursuivis par la justice. De tels faits ont été constatés par les partis politiques qui, d'après leurs intentions, mettent beaucoup de soin, d'application et de perspicacité dans les critères d'éligibilité à cette fonction que l'on pourrait qualifier sans grande prétention de régalienne. En tout cas, ces préalables s'imposent si on ne veut pas réitérer les erreurs du passé. Pour faire face à la mauvaise gestion, à l'absence de compétence et de dévouement indispensables à la fonction de président d'APC, il est clair que la tendance est à la prise de conscience. A l'occasion, le code électoral dans son article 73 stipule : «Les déclarations de candidature doivent être déposées cinquante jours francs avant la date du scrutin.» L'article 83 de la loi stipule que «dans les quinze jours qui suivent la proclamation des résultats des élections, l'APC élit, parmi ses membres, un président pour la durée du mandat. L'élection a lieu à bulletins secrets, à la majorité absolue. Si aucun des candidats n'a obtenu la majorité absolue des voix, un deuxième tour est organisé entre les deux candidats ayant obtenu la majorité des voix. En cas d'égalité des voix obtenues, est déclaré élu le candidat le plus jeune». Ces dispositions de la loi ne peuvent être d'un grand secours au cas où le parti dont les membres ont à gérer les destinées de l'APC ne met pas en place des règles de bonne conduite et des instruments coercitifs suffisamment dissuasifs pour mettre le holà sur les abus et la mauvaise gestion. A ce titre, il faut saluer les initiatives des partis qui ont mis en place une charte de l'éthique, un code de conduite de l'élu redevable envers son parti et ses administrés. De nombreux candidats aux élections locales des APC et APW ont d'ores et déjà entamé les premières démarches en vue de renouer avec leurs concitoyens en vue de les sensibiliser autour des élections locales, prévues, selon les déclarations du ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, Daho Ould Kablia, le 29 novembre prochain. Bien que peut ressentie, une effervescence «électorale» particulière a déjà gagné certaines formations et candidats indépendants au poste de président de l'APC. A chacun sa méthode. Les leaders des partis politiques ont eu l'occasion d'apporter plus de précisions sur les modalités de candidatures exigées à leurs futurs candidats. Cette anticipation a été perçue par certains observateurs, comme une alternative entreprise par les directoires des partis en vue d'éviter que le scénario de l'opération de confection des listes de candidatures aux dernières législatives ne se répète. Cette opération, faut-il le rappeler, a été marquée par une vague de dissidence qui n'aura épargné que quelques microcosmes politiques, du fait que ces derniers, eux-mêmes, soient dérivés d'anciennes formations politiques. Il est à noter que plus de 40 formations politiques ont déjà exprimé leur volonté d'entrer en lice dans les prochaines élections communales. Ces mêmes formations politiques auront eu tout le temps nécessaire pour mettre en 'uvre leurs plans d'actions et présenter, enfin, les véritables projets de société qui ont manqué aux échéances législatives du 10 mai dernier.
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