Déception - «Pour l'heure, nous vivons dans l'espoir d'arracher un poste de travail digne de ce nom avant l'âge légal de la retraite, soit 60 ans.»Selon des statistiques établies en 2009, par l'Assemblée populaire de la wilaya de Tipaza, le taux de chômage dans la wilaya, avoisinerait les 8 %. «Un chiffre qui ne reflète nullement la réalité vécue sur le terrain», nous a affirmé Abdelmadjid que nous avons rencontré dans un café non loin du musée de chef-lieu de la wilaya de Tipaza. Attablé autour d'un café et de quelques verres de jus, ce dernier n'a pas mâché ses mots accusant l'administration locale d'être «responsable» de tous les maux que vit toute une jeunesse «qui n'aspire pourtant qu'à jouer un rôle dans l'épanouissement d'une région souvent ignorée par les pouvoirs publics».
«Allez poser la question ailleurs qu'au centre-ville et vous constaterez que c'est la même réponse qui revient sur toutes les lèvres.
Le chômage dans cette wilaya, particulièrement dans les zones les plus reculées, est un mal commun à tous des jeunes. Avec diplôme ou sans, nous partageons le même sort. Hormis les quelques investissements privés qui se comptent sur les doigts d'une main, notre wilaya demeure encore à la traîne en la matière», a-t-il résumé, non sans amertume, avant d'être interrompu par son «ami» Ouahab. Ce dernier est allé encore plus loin. « Je ne dirais pas que le problème du chômage est spécifique à Tipaza. Le quotidien des jeunes Algériens se ressemble puisque partagé entre un cybercafé, un café maure et le salon de son domicile quand ce logement est disponible. En 51 ans d'indépendance, il est évident que tous les gouvernements qui se sont succédé depuis, n'ont cessé d'appliquer une politique de bricolage dont nous sommes en train de subir les conséquences désastreuses en 2013. Selon nos ministres, ces maux se résument à la décennie noire, mais est-il normal que rien ne soit fait après la réconciliation nationale tant vantée par ses initiateurs '», s'est-il offusqué.
La question reste posée tant que cet ingénieur informaticien «attend toujours la réponse du bureau local de l'Ansej quant à sa demande d'octroi d'un matériel informatique pour son projet d'ouverture d'un cybercafé».
Se voulant plus convaincant, Ouahab fait appel au serveur de la caféteria. Au début, nous croyions que c'était pour passer commande. Hélas, ce ne fut pas le cas. Les deux jeunes âgés respectivement de 27 et 28 ans «se trouvent dans le même pétrin». «Nous avons fait nos études ensemble.»
Après un cursus universitaire des plus pénibles, nous avons cru en un avenir meilleur, mais c'était compter sans la démagogie de nos responsables et leurs promesses jamais tenues ! Pour l'heure, nous vivons dans l'espoir d'arracher un poste de travail digne de ce nom avant l'âge légal de la retraite, à savoir 60 ans», a-t-il abrégé. Une «situation qui, normalement, n'a pas lieu d'être, vu les atouts dont dispose la wilaya de Tipaza.»
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : F H
Source : www.infosoir.com