Constat - Tipaza fut l'une des plus belles cités résidentielles de la côte méditerranéenne. Ses ruines témoignent de son ancienne splendeur.Mais ces repères historiques ne se portent pas bien aujourd'hui en l'absence d'un véritable programme de préservation. C'est toute une mémoire qui risque d'être effacée. Visiter Tipaza, c'est remonter aux temps où trônaient les dieux Melgart, Ashmoun, Tanit et Ba'al Hammon.
La partie la plus importante du parc archéologique est constituée de ruines et de monuments romains, mais ce parc recèle aussi des vestiges de la période punique qui datent des Ve et VIe siècles avant J.-C. Le site de Tipaza est constitué de deux parcs archéologiques abritant des vestiges monumentaux. Un sentier mène, en empruntant des escaliers, avant l'entrée, vers la partie la plus ancienne de la ville où furent retrouvés les vestiges d'une basilique funéraire du IIIe siècle av. J.-C.
On accède au parc national de Tipaza à hauteur des restes d'un imposant amphithéâtre. Une véritable beauté à admirer quand elle n'a pas été «balafrée» par l'homme qui, de nos jours, ne semble donner aucune importance à son passé.
Ces repères historiques ne se portent pas bien en l'absence d'un véritable programme de préservation.
Entre le discours et la réalité du terrain, le fossé se creuse chaque jour davantage. Dépendant du ministère de la Culture, le personnel servant de guide, semble dépassé par les faits. Ces derniers, au nombre de trois, ne peuvent plus assumer la responsabilité de sécuriser un site qui s'étend sur des kilomètres.
La mission phare de «ces agents» est d'interdire de prendre des photos du site. «Pour photographier, il faut avoir une autorisation dûment signée par la direction de l'Office national de gestion et d'exploitation des biens culturels protégés (OGEBC)», nous dit-on sur place. Ce qui serait compréhensible si elle était appliquée à la lettre pour tout le monde et non pas uniquement pour les journalistes algériens. En effet, un groupe de touristes (asiatiques) n'a pas été astreint à cette «note».
Quoi qu'il en soit, le manque de propreté et l'insalubrité des lieux sont flagrants.
Au lieu d'interdire la prise de photos, il serait plus judicieux d'interdire la consommation d'aliments dans l'enceinte du site. Incivisme ou pas. «Avec les milliards dépensés dans l'organisation des différents festivals à longueur d'année, on pourrait bien préserver cette mémoire qu'on est en train d'effacer», s'est indigné Abderrezak, enseignant à l'université d'Alger, rencontré en compagnie de sa famille, en train de faire des allers et retours à l'intérieur du site. La propreté de ce site est un volet qui pose de réels problèmes.
L'Algérie possède un patrimoine culturel riche et multiple représentant le brassage des différentes civilisations qui se sont succédé depuis les temps préhistoriques à nos jours. Il y a lieu de le préserver pour le léguer aux générations futures.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : F H
Source : www.infosoir.com