Détrompez-vous, un multiplicateur de semences n'est pas une machine. Il s'agit d'un métier de la filière agriculture l Son rôle consiste à multiplier une variété d'une espèce (maïs, blé,...) à partir de semences dites semences de base.
Un multiplicateur de semences de céréales est un métier méconnu, mais important pour la filière agriculture. Le cas de ce multiplicateur de Hadjout, Barkat Hocine, reste édifiant. Chaque année, le ministère de l'Agriculture lui attribue des primes d'encouragement, suite à ses performances en matières de qualité et de quantité de céréales. Malgré cela, il a été traduit devant le tribunal d'El Affroun au même titre que d'autres employés de la CCLS, à la suite d'une plainte déposée par le directeur de la CCLS. Un non-lieu : tel a été le verdict prononcé par les magistrats du tribunal d'El Affroun le 15 juin 2011, selon le jugement portant le n° 02551/11.
Barkat Hocine est un multiplicateur de semences de céréales reconnu dans la wilaya de Tipasa. Il avait refusé les «combines» de la CCLS. Après avoir été accusé à tort et réhabilité par la justice, il a porté plainte contre les gestionnaires de la CCLS d'El Affroun. Il n'en demeure pas moins que le multiplicateur de semences des céréales, Barkat Hocine, continue, et à ce jour, à être en butte à des tracasseries bureaucratiques afin d'être mis en faillite. C'est ce qui vient de lui arriver en cette fin d'année 2011. Fort de documents en sa possession, il affirme avoir produit 1500 quintaux de blé en 2011. Il a honoré toutes ses dettes durant les 8 dernières années.
Depuis deux ans, toutes ses demandes d'audience adressées au ministre de l'Agriculture, pour dénoncer les pratiques de cette CCLS d'El Affroun, n'ont pas eu d'écho. Alors qu'il produisait 28 quintaux de blé à l'hectare depuis des années, à l'heure actuelle, Barkat Hocine, considéré comme l'un des meilleurs multiplicateurs des semences de céréales en Algérie, n'arrive à produire que deux quintaux à l'hectare, en raison de l'acharnement de la CCLS.
«Je vais aller jusqu'au bout, nous confie-t-il, au point où j'en suis maintenant, je fais confiance à la justice pour éliminer ces gens qui gravitent dans les rouages de notre secteur et ne cessent de nous saboter. Franchement, je suis ruiné. Savez-vous qu'avec mon argent, on refuse de me vendre les intrants pour me préparer à la prochaine campagne.» Selon la réglementation en vigueur, en cas de litige entre le multiplicateur et la CCLS, l'affaire doit être portée au Centre national de contrôle et de certification d'El Harrach (Alger). Ce qui n'a pas été le cas.
Au moment où les déclarations des officiels font état de l'encouragement des pouvoirs publics aux agriculteurs afin de contribuer à la diminution de la facture d'importation des céréales, voilà qu'un multiplicateur de semences de céréales, reconnu par le département ministériel de Rachid Benaïssa, fait face à des représailles locales et à moult entraves.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M'hamed Houaoura
Source : www.elwatan.com