
Souffrances ? Les conditions sociales dans les camps de réfugiés sahraouis, générées à la fois par la colonisation marocaine et la baisse des aides humanitaires due à la crise économique mondiale, expliquent la prévalence de pathologies chez les réfugiés comme la malnutrition et les gastrites, des conditions de vie dans les camps de réfugiés.«La population sahraouie, notamment les enfants, souffre le martyre, à cause de la colonisation marocaine, qui l'a spoliée illégalement de toutes ses richesses, foulant aux pieds toutes les lois internationales», a affirmé le médecin Mustapha Benyakhlef, membre d'une mission médicale périodique aux camps de réfugiés sahraouis, financée par l'Association française Triangle. Il a précisé, dans ce sens, que cette population souffrait de malnutrition, d'un retard dans la croissance pour les enfants, d'hypertrophie des thyroïdes et de gastrites, ajoutant que «cette situation est aussi due à la baisse des aides humanitaires à cause de la crise économique internationale». Le Dr Benyakhlef, chef à l'établissement public de santé de proximité de Médéa, se rend depuis 2012 dans les camps de réfugiés sahraouis de Tindouf, accompagné d'une équipe de médecins pluridisciplinaires, pour apporter son aide aux Sahraouis qui souffrent de maladies. «Les Sahraouis ne mangent que des légumes secs et peu de fruits et de légumes frais, ce qui se répercute négativement sur leur santé, surtout les enfants, qui voient ainsi leur croissance sérieusement compromise», a-t-il regretté. Il a indiqué qu'il était «nécessaire» pour eux de respecter un régime alimentaire sain et équilibré, ajoutant qu'il était «important» de leur fournir des médicaments pour faire face aux différentes maladies. «Les maladies dont souffrent les Sahraouis sont spécifiques aux réfugiés. Nous avons alerté à chacune de nos missions menées dans les camps de réfugiés, les responsables (ONU et ONG) pour améliorer la situation des réfugiés». Nul besoin de se référer uniquement aux affirmations des professionnels de la santé pour se rendre à l'évidence qu'effectivement, la diminution des aides humanitaires s'est négativement répercutée sur la prise en charge médicale des réfugiés sahraouis. Les chiffres font froid dans le dos. Selon des statistiques avancées par le président du Croissant-Rouge sahraoui, la malnutrition est de 30 %, l'anémie chronique de 67 %, le taux des femmes enceintes en difficulté d'accouchement 55 %. Sans compter le diabète et l'hypertension qui sont évalués à plus de 50 %. C'est pourquoi, il est temps que les organismes internationaux revoient leur politique et leurs prévisions en matière de stratégie d'aide aux réfugiés sahraouis de façon à ce que les normes puissent répondre à une situation qui dure depuis 38 ans.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : F H
Source : www.infosoir.com