Tindouf - A la une

L'inflexible position algérienne à l'ONU



L'inflexible position algérienne à l'ONU
S'exprimant à l'occasion des travaux de la troisième commission de l'ONU chargée des questions sociales, liées aux droits de l'homme, l'Algérie a réitéré à New York ses positions traditionnelles concernant le droit des peuples sous domination coloniale à disposer d'eux même et sa position de soutien au droit du peuple sahraoui à l'autodétermination.Cette intervention intervient lors d'une séance officielle de la troisième commission consacrée à l'examen du point 71 de son ordre du jour relatif au droit à l'autodétermination, a permis à l'Algérie de mettre en exergue l'inscription de ce principe d'autodétermination dans la charte des Nations Unies et réaffirmé dans le pacte international relatif aux droits civils et politiques. De son côté, le Maroc, en réaction aux déclarations de la délégation algérienne, a réitéré ses allégations fallacieuses consistant à développer une présentation visant à souligner, sans fondement, le caractère évolutif du droit à l'autodétermination dans le sens de «l'autonomie» mis en oeuvre, selon lui, dans plusieurs pays. Une réaction devant laquelle la position algérienne est restée inflexible. Tout en rappelant qu'elle continue d'abriter à Tindouf les réfugiés sahraouis qui attendent depuis 40 ans leur rapatriement dans leurs pays d'origine dans la sécurité et la dignité avec l'exercice de leur droit légitime à l'autodétermination, la délégation algérienne a également réitéré son soutien et sa solidarité envers les pays qui connaissent des crises dans leur voisinage immédiat et au-delà. Dans ce contexte, la délégation algérienne a également rappelé qu'en sus de la population sahraouie, l'Algérie abrite un nombre important de réfugiés syriens, libyens, maliens et d'autres nationalités. Cela dit, cette séance a permis à l'ambassadeur, représentant permanent adjoint, Mohammed Bessedik, de recadrer le délégué du Maroc, dont une grande partie de sa déclaration a été consacrée à la situation des réfugiés sahraouis à Tindouf. Dans ce sens, le représentant de la délégation algérienne a tout d'abord réaffirmé que l'Algérie a été et demeure une terre d'accueil pour les réfugiés dans la mesure où cela demeure l'un des fondements de sa politique extérieure. En outre, il a dénoncé le fait de voir «le bourreau se présenter dans la peau de la victime «, en rappelant que l'origine du conflit du Sahara occidental est engendré par une occupation illégale de ce territoire et de surcroît par la force. Aussi, l'ambassadeur adjoint a-t-il fait remarquer que les différents avis juridiques relatifs à ce conflit et les résolutions pertinentes de l'Assemblée générale et du Conseil de sécurité, ainsi que les différents rapports du secrétaire général des Nations Unies, traitent ledit territoire comme territoire non autonome devant faire l'objet de la mise en oeuvre du droit à l'autodétermination. Dans cette foulée, Bessedik a rappeler le partage «honteux «du territoire sahraoui, qui contredit la thèse marocaine et le caractère sacré du territoire, et ce, avant de rappeler «les massacres à grande échelle perpétrés par le Maroc dans le territoire du Sahara occidental depuis la prétendue marche verte, laquelle n'a été, en réalité, qu'une invasion par la force avec ses lots de massacres, disparitions, meurtres et assassinats et des centaines de milliers de réfugiés affluant vers l'Algérie».
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)