Tiaret - A la une

« La littérature permet de mettre des mots sur l'impensable »



« La littérature permet de mettre des mots sur l'impensable »
Le livre « Tiaret, les platanes de la place Carnot » de Abdelkader Belarbi (éditions Khettab) met en vedette des vécus individuels, les perceptions renvoyés à un quotidien fait de promiscuité, de dés?uvrement et de malvie. Les faits relatés se déroulent le 8 juin 1958. Trois patriotes algériens, après avoir été arrêtés et torturés furent fusillés sans procès. Ils furent promenés à travers les rues des quartiers arabes et finalement pendus par les pieds à des platanes de la place Carnot, aujourd'hui place des Martyrs. Cet acte barbare a été ordonné par un commandement militaire obtus. Il croyait pouvoir décourager la rébellion. La tragédie a marqué fortement la population algérienne et de nombreux Européens, troublés de voir remis en cause un fragile équilibre et se creuser davantage le fossé entre deux communautés. Rencontre avec l'auteur lors d'une vente-dédicace de son ?uvre.Comment êtes-vous venu à l'écriture 'Ecrire, pour moi, a été une vraie construction. Quand j'ai commencé à écrire, j'avais une masse de choses à sortir qui se bousculaient, ce qui fait que sitôt un livre fini, il y en avait un autre qui me hantait. C'était en 1994 lorsque j'ai commencé à écrire. J'ai écris plusieurs ouvrages dont des contes pour enfants, aux éditions Dalimen.Comment arrivez-vous à concilier médecine et littérature 'Sans difficulté. La littérature permet de mettre des mots sur l'impensable, même quand les événements sont moins douloureux que ceux que vous décrivez. Enfant, déjà, je voulais pouvoir discuter de tout.En tant qu'écrivain, vous sentez-vous bien placé pour vous projeter dans la peau et la tête de l'autre 'Pour moi, c'est l'essence même de l'écriture. Nous sommes tous programmés pour être cohérents, mais la vraie vie ne l'est guère. Ecrire consiste à explorer les divers chemins de traverse qui, dans la vraie vie, pourraient m'effrayer ou, au contraire me séduire. Par l'écriture, je peux devenir une femme, un homme, un intellectuel, un illettré...Des projets en cours 'J'ai écrit « Les chevaux de Chaouchaoua », qui sortira incessamment aux éditions « Dalimen ». C'est un hommage au cheval arabe de Tiaret. J'ai aussi d'autres projets littéraires.


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