Le mouvement dans le corps des walis se précise
Un vaste mouvement dans le corps des walis va avoir bientôt lieu. L’information a circulé hier dans l’entourage du président de la République qui effectue une visite de travail dans la wilaya de Tamanrasset.
La liste serait même déjà ficelée par Zerhouni et les conseillers du président de la République. Ce mouvement se traduira par des mises à la retraite, des fins de fonctions et des permutations. En fait, ce changement, qui interviendra à la tête des exécutifs des wilayas, se veut comme un préalable à la nouvelle dynamique de développement local. C’est-à-dire que les futurs walis se comporteront comme de véritables chefs de chantiers qui auront à donner un coup d’accélérateur aux restes à réaliser dans le cadre du plan quinquennal du président de la République. Selon nos sources, un tel changement est rendu nécessaire par l’état de léthargie chronique qui caractérise l’action de l’exécutif de façon générale. Mais la question que se posent les observateurs est de savoir si ce mouvement interviendra avant ou après le lifting du Gouvernement. Car d’aucuns s’accordent à dire que l’actuelle équipe est à bout de souffle.
En effet, la plupart des ministres en poste depuis plusieurs années sont si usés qu’ils se contentent désormais d’une gestion administrative. «Ils ont pour la plupart atteint leur seuil d’incompétence», soulignent certains cercles. Le changement aurait dû être apporté depuis longtemps, mais le président de la République, partisan de la stabilité, a préféré à chaque fois tergiverser mais tout en sermonnant publiquement les ministres défaillants, comme c’était le cas pour Maghlaoui lors de l’inauguration de l’aéroport international, et Sellal également à l’inauguration du barrage de Beni Haroun.
Sauf que cette stabilité recherchée par le président Bouteflika, en gardant quasiment la même équipe depuis son premier mandat, s’est transformée aujourd’hui en immobilisme dans la plupart des secteurs. D’ailleurs, tout récemment, Abdelaziz Belkhadem, lors de sa conférence de presse et son passage sur l’ENTV, a évoqué la perspective d’un remaniement qui toucherait, selon lui, certains départements. Qui partira? Qui restera? Personne ne peut avancer de noms avec certitude. Une chose paraît cependant sûre: la nécessité d’un changement d’attelage. Car le président de la République est tenu aujourd’hui de créer les conditions politiques et sociales pour son troisième mandat. Surtout s’il décide de faire avaliser le changement de la constitution par voie référendaire. Des gages sont absolument nécessaires pour une opinion dont le divorce est largement consommé avec la politique, comme l’ont montré les deux dernières consultations électorales. Il s’agira donc pour le président Bouteflika de planter le décor du troisième mandat, en opérant des changements au sein de l’exécutif, ministres et walis, voire aussi d’autres secteurs, avant de se lancer dans la batailles pour garder le fauteuil présidentiel.
H. Senouci
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com