Le président prend les choses en main
Le chef de l’Etat semble pressé d’achever les projets lancés dans le cadre du programme quinquennal 2005/2009.
Lors de l’inauguration de plu-sieurs projets au cours de sa visite dans la wilaya de Tamanrasset, Abdelaziz Bouteflika a encore une fois insisté sur le respect des délais. Une recommandation qui revient comme un leitmotiv et qui s’adresse en premier au gouvernement, puisque le chef de l’Etat était accompagné de 11 ministres pour la circonstance. En effet, lors de l’inauguration d’un tronçon de 70 kilomètres de la transsaharienne reliant Tamanrasset à Aïn Guezzam, Abdelaziz Bouteflika n’a pas manqué de faire remarquer que les retards qu’accumulent certains projets sont dus à des défaillances de certaines entreprises nationales. «Si la nécessité de se tourner vers des entreprises étrangères se fait sentir, il faut le faire», a-t-il recommandé. «J’assume mes responsabilités», dira-t-il à ce propos. Le chef de l’Etat prend à cœur donc ce problème qui revient à travers toutes les visites de chantiers. C’est le cas notamment lors de la pose de la première pierre pour la réalisation d’un hôpital militaire et d’une cité de 120 logements FNPOS.
Là, il a même insisté pour que le projet, prévu dans 14 mois, soit achevé en dix. Abdelaziz Bouteflika semble donc prendre conscience des retards qu’accumulent les projets lancés dans le cadre du programme quinquennal de soutien à la croissance 2005/2009. Un programme qui doit être mené à terme, qui doit s’achever avec un bilan plus que positif, sachant que tout retard est défavorable pour lui. Et dans cette course contre la montre, certains peuvent payer pour tout retard dans l’achèvement des projets en question, à commencer par l’équipe gouvernementale qui peut y laisser des plumes. Le chef de l’Etat ne veut prendre aucun risque et c’est pour cela d’ailleurs qu’un remaniement est annoncé avec insistance depuis quelque temps. Il faut mettre en avant cette échéance de 2009 qui commence d’ores et déjà avec la campagne que mène le FLN en faveur d’un troisième mandat pour le président.
La lutte contre les bidonvilles était l’autre préoccupation du président, qui n’a pas manqué de souligner, dans une intervention, qu’une lutte sans merci contre ce fléau doit être menée, et aussi contre ceux qui marchandent avec le logement et font de lui un fonds de commerce.
Tahar A.O.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com