
Sur un programme global de 5.800 unités attribuées à cette vaste wilaya pour l'exercice 2013, l'Office de promotion et de gestion immobilière (OPGI) de Tamanrasset a réussi le lancement de plusieurs chantiers pour la construction de 3.190 logements répartis sur plusieurs communes. « Nous avons réussi la sélection des entreprises chargées de la réalisation de ces logements. Les travaux ont été entamés dans certaines localités alors qu'ils sont en voie de l'être dans d'autres », a expliqué Nourreddine Beraïsse, directeur par intérim de l'OPGI de Tamanrasset. Cependant, un grand retard a été enregistré dans l'exécution de ce programme, dans la mesure où les travaux de construction de 2.610 logements de l'exercice précédent ne sont pas encore lancés. Des efforts considérables sont déployés par les autorités locales pour rattraper ce retard avec pour principal objectif le lancement de la totalité de ce programme dans les prochains mois. « Pour ce qui reste de ce programme, il n'est plus question que d'achever les procédures d'octroi des marchés à des entreprises de réalisation, du moment que le choix a été déjà fait », a assuré le même responsable. Sur ce quota restant, 20% des logements à réaliser seront attribués à de jeunes promoteurs ayant créé des entreprises dans le cadre des dispositifs d'emploi de jeunes comme l'Ansej. « Nous avons entamé la consultation et attendons les propositions des jeunes pour lesquels nous avons réservé un montant conséquent de l'ordre de 70 milliards de dinars ». L'obstacle majeur relatif à l'absence de petites entreprises suffisamment qualifiées pour mener des gros travaux de réalisation de logements a été contourné en confiant à ces jeunes des travaux d'aménagement extérieur et intérieur. « Effectivement, le problème de qualification des petites entreprises est sérieusement posé puisque seulement trois opérateurs peuvent mener à terme ce genre de travaux. Les autres prendront en charge les travaux d'aménagement », a dit M. Beraïsse.Désintérêt des entreprisesLe retard accusé dans la réalisation de ce programme est dû essentiellement à une réticence exprimée par les opérateurs qui se sont abstenus de soumissionner pour les programmes de logements. Ces opérateurs jugent les prix appliqués dérisoires, compte tenu des coûts réels et des autres difficultés liées à la spécificité de la région. Pour lever cette contrainte, une décision a été prise en mars 2013 par le wali, après concertation avec les responsables du logement à la wilaya, pour revoir les prix à la hausse. « Il y a eu une réaction positive de la part des promoteurs qui montrent un meilleur intérêt à ce segment », a encore précisé le même responsable. A ce jour, 41 entreprises ont été sélectionnées pour la réalisation du quota de logements lancé. La durée de réalisation a été fixée à 18 mois. La plus grande partie de ces entreprises est installée dans le nord du pays. Les fortes chaleurs, l'éloignement, le manque de main-d'?uvre et les conditions de réalisation sont, entres autres, les difficultés relevées par les entrepreneurs pour expliquer leur désintéressement à travailler dans cette wilaya, située à l'extrême sud du pays. La wilaya a également bénéficié d'un quota de 6.000 logements dans le cadre du programme destiné aux régions du Sud. Les habitants pourront bénéficier de la mesure du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, visant à augmenter le seuil d'aide de l'Etat accordé par la Caisse nationale de logement (CNL) à 100 millions de centimes. La qualité, le grand défi à releverLa relance de la réalisation de ce programme a permis de mettre en place une nouvelle vision de l'architecture du logement social saharien. Outre la qualité des travaux, les autorités locales sont très exigeantes sur le respect du nouveau style architectural imposé à ce type de logement, destiné à la classe moyenne. Désormais, les logements vont être réalisés sous forme d'un petit ksar, digne du beau désert, englobant quatre maisons juxtaposées avec une grande cour au c?ur du ksar. Chaque maison sera dotée d'une grande terrasse. « Le grand défi que nous voulons relever est celui de l'amélioration de la qualité du logement dans notre wilaya », a affirmé M. Beraïsse. « Pour cela, nous avons collecté les avis des gens avant de faire le choix du style de logement. Les futurs habitants ont exigé de mettre de la faïence en mosaïque et de la céramique dans la cuisine et ce sera fait comme ils le désirent », a-t-il ajouté.L'illicite n'a pas de remède Si des chantiers de réalisation de logements poussent comme des champignons au niveau de cette wilaya, il est également important de relever l'expansion inquiétante des habitations précaires et illicites dans les différents quartiers de cette wilaya. Ainsi, le détournement du foncier est devenu monnaie courante chez des barons qui s'adonnent à des pratiques mafieuses. Ainsi, ces trafiquants n'hésitent pas à squatter des passerelles entières pendant plusieurs mois avant de les revendre à des particuliers en leur faisant croire que c'est un bien particulier. D'autres préfèrent construire des villas à plusieurs étages sans se soucier de la moindre procédure de régularisation.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : N B
Source : www.horizons-dz.com