Selon Messaoud Terra, la situation est inquiétante si on prend en considération la pluviométrie durant le trimestre passé, il y a eu peu de reconstitution d'apports au niveau de nos réserves dans les barrages.
On préfère, dit-il, qu'il pleuve sur des épisodes assez longs pour qu'il y ait des infiltrations pour la réalimentation des nappes souterraines. Cette année, fait-il remarquer, il y a un déficit en matière de ruissellement à l'exception du barrage de Ain Delia, à Souk Ahras, qui est passé en deux mois de 28 millions de mètres cubes à presque 40 millions de mètres cubes. En matière de réserves, nous en avons suffisamment au niveau des barrages pour faire face aux besoins l'été prochain. Mais, ajoute-t-il, il y a des endroits et certains barrages où il y a des problèmes notamment dans la région ouest du pays où les barrages sont de petites capacités et dont il faut reconstituer les réserves chaque année puisqu'on consomme durant l'été et des quotas sont alloués à l'irrigation ; automatiquement, fait-il observer, le niveau de ces barrages baisse et s'il ne pleut pas durant l'automne suivant, alors il y a des problèmes. Pour l'eau potable nous sommes sécurisés, mais pour l'irrigation, il faut espérer que durant le printemps il pleuvra et qu'on pourra reconstituer des réserves. Si on se fie aux statistiques, généralement il pleut en mars et avril, fait-il observer. En 2011, fait-il savoir, l'irrigation a consommé, au niveau national, plus de 500 millions de mètres cubes sur 1 à 1,2 milliard de mètres cubes consommés annuellement, c'est donc 50% qui ont été à l'irrigation entre mai et octobre généralement. Mais la situation n'est pas catastrophique, bien au contraire, l'Algérie n'a jamais atteint le niveau de réserves actuel en eau à cette période de l'année, fait-il remarquer. Par comparaison, l'année passée, il y avait 3,8 milliards de mètres cubes d'eau de réserves et en ce moment il y en a 4, 5 milliards de mètres cubes pour des capacités de 7 milliards, mais ce volume est mal réparti. Il y a donc une réserve dans les barrages mais elle n'est pas régulière d'un endroit à un autre. A l'est du pays, il y a suffisamment d'eau avec de grands barrages. Il cite l'exemple du Beni Haroun qui est presque plein avec un taux de remplissage de plus de 94% et 9,1 milliards de mètres cubes d'eau pour une capacité de 9,6 milliards de mètres cubes, autrement dit, fait-il observer, plus du quart des réserves d'eau du pays sont stockées au niveau du barrage de Beni Haroun. A l'est du pays, il n'y a aucun problème pour l'irrigation, on vient d'allouer pour Biskra à partir du barrage de Foum el Gherza, à partir de Fontaine des Gazelles, des quotas pour l'irrigation. Pour l'eau potable, il y aura peut-être des perturbations mais, au vu du niveau des réserves actuelles, des eaux mobilisées à partir des eaux souterraines, la situation est maîtrisée, rassure-t-il. Un Comité se réunit au niveau central mensuellement pour examiner la situation des barrages et réguler les dotations en eau potable pour les populations. M. Terra rappelle qu'en 2000, tous les barrages étaient vides, à sec, et on a fait face à la pénurie, dit-il, maintenant, nous avons de l'eau mais il y a l'alerte.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : L A
Source : www.lnr-dz.com