Le représentant du ministère de la Défense nationale a annoncé, mercredi à Souk Ahras, lors de la célébration de la Journée mondiale de sensibilisation contre les mines antipersonnel, que l'Algérie, qui a réussi à assainir le long de la bande frontalière-est plus de 2077 ha, soit plus de 60% des terres minées par l'armée coloniale entre les années 1956 et 1959, honorera ses engagements par rapport à la Convention d'Ottawa dont elle est l'un des pays signataires.
Sur les 11 millions de mines, il n'en reste que 3 millions à travers toutes les régions du pays. A l'est du pays, 4 wilayas et 45 communes sont affectées par ce problème. Près de 1500 km de zones sont susceptibles de contenir ces engins explosifs. Les statistiques officielles de l'ANP font état d'un legs post-colonial de 1,3 mine pour chaque Algérien. Le slogan «Enlever une mine pour planter un arbre» a été inscrit sur des banderoles et autres affiches suspendus au lieudit Oued Echouk dans la commune de Zaârouria, l'un des bastions de la Révolution algérienne et zone considérée comme l'une des plus minées. Pas moins de 107 mines y ont été enlevées, avant-hier, et un nombre impressionnant d'arbres y a été planté. L'événement a été marqué également par la présence de Mohamed Seghir Babès, président du Conseil national économique et social (CNES), Mark Skolil, ambassadeur de l'Union européenne, des représentants des Croix et Croissant-Rouge, plusieurs responsables militaires et des associations, dont Michaâl Echahid.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abderrahmane Djafri
Source : www.elwatan.com