
Aux abords de l'Oued Medjerda, notamment en aval du barrage de Ain-Dalia, un nombre sans cesse croissant de chantiers de production de parpaings suscite moult questionnements quant aux atteintes à l'environnement et leur statut par rapport aux lois en vigueur. On y a signalé, à maintes reprises, des desséchements à plusieurs niveaux, non pas à cause de l'utilisation excessive des eaux pour les besoins du chantier mais due, surtout, aux déversements quotidiens des déchets et du ciment.Approché par El Watan, Salah Aouadi, un cadre de la direction des ressources en eau (DRE) a déclaré, ceci : «Cette partie de l'oued Medjerda, en l'occurrence le lieu-dit Moulin Deyrand, l'un des principaux points de rencontre des eaux de la région, fait partie du patrimoine domanial du secteur de l'hydraulique.Ceux qui désirent exploiter et les eaux et l'espace immédiat, doivent d'abord s'acquitter auprès de la direction des Domaines de certaines redevances qui seules peuvent justifier la légalité de cette exploitation face à la police des eaux. Or, nous constatons, malheureusement, qu'une majorité d'indus-occupants des espaces mitoyens de la rivière, exploitent de manière aléatoire cette ressource et, pis encore, contribuent à la pollution des lieux et des eaux». Concernant l'apparition des clôtures le long de cette partie de Medjerda, le même responsable a indiqué que ceci est une infraction à l'espace de servitude légal de cinq mètres pour chaque rive et que même les propriétaires privés doivent respecter.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abderrahmane Djafri
Source : www.elwatan.com