Souk-Ahras - A la une

Les rejets administratifs font tache d'huile



Les rejets administratifs font tache d'huile
Ils sont vraiment rares les cas où tous les partenaires d'une même direction expriment en même temps autant de réserves sur sa gestion.Dans une correspondance adressée par l'inspection de wilaya de la Fonction publique (n°966 du 18 juillet 2016) à la direction de l'éducation, on lit ceci : «Il nous a été donné de constater que des copies des décisions de recrutement des enseignants contractuels pour l'année pédagogique 2015/2016 n'ont pas été communiquées à nos services, et ce, en application des conditions et des délais limités dans le décret exécutif n°126/95 du 29 avril 1995.»Les mêmes services de la Fonction publique ont émis deux rejets officiels pour la désignation à des postes supérieurs, deux proches collaborateurs du directeur de l'éducation, notamment un employé faisant fonction de chef de service de la programmation et du suivi (rejets n° 153 du 4 février 2016 et n°976 du 17 juillet 2016), et ce, sur la base de données justifiées par des considérations administratives et autres dossiers compromettants.La même direction, qui sollicitera une dérogation de la part du directeur des ressources humaines au niveau du ministère de l'Education, n'aura pas gain de cause et pis encore, mettra le service de la programmation et du suivi sous la loupe. S'agissant du volet de la gestion du personnel, des dizaines de correspondances adressées chaque mois aux services de la wilaya sont régulièrement transmises à cette même direction. Idem pour les sanctions disciplinaires traitées à longueur d'année par la commission des recours de la wilaya.«Le secteur de l'éducation bat chaque année le taux des recours introduits au niveau de notre instance avec plus de 90% et c'est généralement des rejets de sanctions qui peuvent aller jusqu'à 100% à cause de dossiers qui revêtent souvent un caractère personnel», a déclaré un membre de la commission précitée.La dernière concerne, comble de l'ironie, un membre de cette même commission des recours de la wilaya qui est aussi fonctionnaire dans le secteur de l'éducation. Victime de représailles pour ses positions au sein de ladite commission, il sera muté sans motif valable (mutation n°972/BPAAS/2017) avec une décision portant un grade inférieur. Voici la conclusion d'un écrit adressé par le secrétaire général de la wilaya de Souk Ahras au directeur de l'éducation (n°0384) : «Il vous est demandé de régulariser cette situation dans les meilleurs délais, vu l'absence d'une faute professionnelle pouvant justifier cette mutation».Quelques mois auparavant, les services du contrôle financier, qui font souvent preuve de flexibilité, voire d'«indulgence» à l'égard des graves erreurs contenues dans les dossiers comptables, avaient adressé une correspondance dans laquelle ils rejettent des situations financières destinées au paiement de l'avocat conventionné, jugées toutes «à caractère personnel et entrant dans le cadre de la dilapidation des deniers publics».Les rejets des services du Trésor public, notamment pour ce qui est du calcul des indemnités et des salaires se comptent au nombre des jours de l'an. Les rapports professionnels de cette même direction avec la CNAS, la CNR, les fournisseurs, les différentes assemblées élues ne sont pas reluisantes non plus. Seuls les représentants d'un département de souveraineté recommandés par l'avocat de la direction et un député d'une wilaya limitrophe y voient du rose et le transmettent à qui de droit.
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