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Les adjoints de l'éducation se plaignent à Souk Ahras Actualité : les autres articles



Les adjoints de l'éducation se plaignent à Souk Ahras                                    Actualité : les autres articles
Victime d'une propagande préjudiciable, pour avoir été le premier à imposer, après des années de contestation, la révision à la hausse des salaires de ses employés, le secteur de l'éducation est loin de voir le bout du tunnel.
Les professeurs de l'enseignement secondaire, pionniers du mouvement revendicatif à l'échelle nationale, nous livrent leurs impressions par rapport à leur situation sociale en cette rentrée. «Il existe parmi nous des professeurs qui ne sont pas encore logés, des célibataires qui n'ont jamais réussi à fonder un foyer à cause de ces longues années passées dans la disette, des dépressifs orientés vers des asiles psychiatriques et d'autres atteints de maladies chroniques telles que l'hypertension.
C'est dire tout le mal de cette profession à la fois noble et contraignante à laquelle on tente, depuis peu, de coller l'image d'un personnel insatiable et prétentieux», nous dit un syndicaliste. Son collègue renchérit : «Nous aurions accepté, volontiers, que nos salaires soient détaillés sur des placards publicitaires publiés, il y a deux années de cela, par voie de presse, si ceux des juges avaient fait l'objet de la même mesure.»
Les deux arguent avec un brin d'humour, autour des dernières réserves émises par la tutelle quant aux rappels des enseignants. «Nous sommes la cause de l'inflation, de la baisse du niveau de vie des autres franges de la société, de la crise du logement, des incendies de l'été et de la montée de l'intégrisme au Sahel, quoi de plus '», ironise l'un d'eux. Les corps communs et les adjoints de l'éducation se considèrent lésés par rapport aux enseignants et revendiquent les droits à l'avancement et à un salaire décent. «Je ne dépasse le SNMG que de 2000 DA et j'ai sept personnes à nourrir», se plaint Zoubir, un manutentionnaire qui a plus de vingt ans de service dans un lycée.
Les salaires des enseignants, tous paliers confondus, oscillent entre 35 000 et 55 000 DA pour un personnel qui avait vécu dans le besoin des décennies durant. Un petit calcul d'épicier où seraient incluses les redevances du loyer, du gaz, de l'électricité et autres dépenses rendrait insignifiantes les augmentations salariales et réduirait, à coup sûr, du travail de diversion entretenu depuis une décennie dans un secteur où le débat est tout autre. Banqueroute d'un système éducatif victime de replâtrages répétitifs, qualification du personnel pédagogique et administratif, phénomène des cours particuliers, syndicalistes dans la proximité de la nébuleuse intégriste et misère chronique chez la plus grande partie des travailleurs du secteur.
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