Souk-Ahras - A la une

Le cimetière livré à toutes les dépravations Profanation de tombes à Souk Ahras



La crise morale ne connaît plus de limites, à telle enseigne que même les sépultures sont saccagées et les morts agressés dans leur dernier repos, et ce avec le silence complice de tous.
ASouk Ahras, même les morts servent le gain facile. Au cimetière municipal des inconnus abordent les familles des personnes décédées pour proposer leurs services avant et après l'inhumation de leurs proches moyennant une somme d'argent. Jusque-là tout paraît acceptable. Des citoyens dont l'un vient de déposer plainte, font état de la présence de quelques maîtres chanteurs issus de la pègre locale. Un groupe de marginaux vous demande de verser une dîme en contrepartie d'une aide qui prend l'aspect d'un volontariat ou d'un acte de bienfaisance. D'autres frais improvisés par le même groupe concernent le choix de l'endroit, l'entretien des lieux, le gardiennage'
Bref, un vrai travail d'une administration parallèle qui agit dans l'informel et qui prend en otage les morts. «Faute de payer une somme importante, un citoyen a vu la tombe de sa mère profanée en guise de représailles», déplore un témoin oculaire. Hormis vendredi où la forte affluence minimise des actes de vandalisme et des agressions, ce lieu devient à haut risque les six autres jours. Des groupes de marginaux s'adonnent à la vente et à la consommation des psychotropes et d'autres adeptes de Bacchus y ont élu domicile depuis la fermeture des bars, il y a quelques années. Le cimetière municipal est aussi un endroit privilégié par les couples qui tentent d'échapper aux regards inquisiteurs d'une société qui gère mal ses préjugés.
Les chemins escarpés qui remontent à plus d'un siècle, les carrés mal agencés et toute l'anarchie qui caractérise le cimetière, débordé depuis des années par une avancée des tombes, interpellent d'abord les autorités locales et met, ensuite, dans l'embarras un mouvement associatif, engluée dans ses ambitions para-politiques et acquis, depuis belle lurette, à courir derrière une carotte au bout d'une perche. «Aucune entité ne vient s'enquérir de la situation du cimetière sauf s'il y a un proche d'une personnalité ou d'une personne opulente que l'on inhume», a déclaré un agent de la commune. L'unique cimetière de la ville est aussi un endroit ou paissent les moutons et les chèvres et où l'abattage des arbres et le vol du marbre a ses professionnels.
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