Sidi-Belabbes - Revue de Presse

Sidi Bel-Abbès



12 ans de prison ferme pour 119 kilos de kif La cour de Sidi Bel-Abbès, siégeant en session criminelle, vient de condamner K.K., accusé de détention et commercialisation de 119 kg de kif et d’usage de faux documents, à 12 ans de prison ferme alors que ses coaccusés, K.M. et B.M., sont toujours en fuite. Les faits remontent au 14 mars 2007, quand l’atten-tion des éléments de la gendarmerie a été attirée par une Renault G5 abandonnée en bord de route. Une fouille rapide du véhicule a permis la découverte de 51 kilogrammes de kif. En fait, le chauffeur du G5 avait été averti par son complice, K.M, qui le précédait à bord d’une Golf et qui devait lui rendre compte par téléphone des barrages dressés sur l’itinéraire pris. K.K. devait ainsi prendre la route menant vers Oran, en passant par Sassel, afin d’éviter un barrage de douane qui risquait de faire avorter le convoyage de la marchandise prohibée. Arrivé à El-Maleh, le G5 tombe en panne d’essence. Le véhicule devait donc être laissé en bord de route par le chauffeur qui s’était éloigné de l’endroit pour trouver une solution, tout en épiant de loin le véhicule. Abandonné ainsi, les éléments de la gendarmerie qui l’avait repéré devaient vérifier de plus près. C’est ce qui a permis donc la découverte des 51 kilos de kif. De plus, vigilants, les gendarmes s’étaient vite rendu compte que le chauffeur n’était pas loin. Ils parviendront ainsi à mettre la main sur lui alors qu’il tentait de prendre la fuite. Emmené ensuite au parc de la douane, le véhicule sera fouillé et 68 kilos de kif y seront encore trouvés. La marchandise était dissimulée minutieusement sous les sièges avant. Il ressortira de l’enquête que le mis en cause devait convoyer la drogue de la ville de Maghnia vers Oran. Toutefois, K.K. devait soutenir qu’il ne savait pas que du kif était dissimulé dans le véhicule en ajoutant qu’il pensait n’avoir à convoyer qu’un véhicule avec de faux papiers. C’est du moins ce que la défense a tenté de mettre en avant. Le représentant du ministère public ne l’a pas entendu de cette oreille, requérant la peine de 20 ans de prison ferme et cinq millions de dinars d’amende contre le mis en cause qui s’en sortira finalement avec 12 ans de réclusion, en plus de l’amende requise par le procureur. S. Derraz
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)