Sidi-Belabbes - Revue de Presse

Médiathèque de Sidi Bel-Abbès



Zaky Zeddour ressuscite le spectre de la poésie et de la chanson La petite salle de la médiathèque de Sidi Bel-Abbès a été parée de bougies pour l’éclairage d’une scène dans une ambiance chaleureuse et destinée à recevoir l’auteur, compositeur et interprète Zaky Zeddour. Lequel est déjà connu pour ses ballades de trente-six douleurs, remords, repentances, ses retours d’âge à de vieux nostalgiques et son humour à chaque coin de mots.Autant dire une comédie chantée du temps des aires stupides, mêlée au tragique des petits riens que Zaki a l’art d’exprimer par la voix et les cordes d’une guitare. Ce récital organisé par l’association «Paroles et écriture» sous la férule de Mme Khalida Taleb et Ourida Nemiche, a permis au public de passer une fin de semaine et découvrir le chemin de la poésie, de la méditation et des rêves plus proches que le souci de remplir un couffin ou une poche. Le répertoire d’un bout à l’autre interpelle surtout la conscience de chacun pour réfléchir à ce que la chanson communique. A l’image de ce Canard hautain ne s’apercevant que lui-même et finirait dans le farci ou cette jolie fille rencontrée par pur hasard par un vieux turlupin monté sur scène et qui, à la fin du spectacle, vit disparaître un songe, de ce royaume rat où l’on adapte la Peste et l’on adore Camus. De cette Fée, de cet ami qui part, de ces gens d’yeux, de la belle Rasha faisant vœu de repentance, enfin de toute une peinture de mœurs dans une époque où l’on a tant besoin qu’on nous montre nos défauts. Zeddour a franchement réussi à «titiller» nos petites tares cachées. Autre moment émouvant est la chorale d’enfant de l’atelier d’écriture qui ont repris un texte intitulé «Hommage à l’harmonie comptine commune» des enfants canadiens de classe de 4ème année de St Jean Martha, grâce à l’écrivain de jeunesse Michel Bayard de passage à la médiathèque sur une composition de Zeddour. Une initiative louable démontrant l’aspect universel de la mission d’une médiathèque et de la littérature. On peut dire que la communion entre le musicien et son public a laissé un goût de charme et de vrai fluide pour que les mots de la vie aient leur impact sur chacun. On peut surtout pardonner à Zaky, son hautain nez parce que sa bouche et ses dents ont su mâcher des mots qui nous ont promené le long d’un lit d’ortie vers un lit de fleurs. Pour dire que la toute petite salle de notre chère médiathèque devient notre Bobino. Ahmed Mehaoudi
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