Sidi-Belabbes - Revue de Presse

Sidi Bel-Abbès



La Capoeira, une école de la liberté La capoeira devient peu à peu une véritable passion dans le monde notamment par le biais des différentes associations qui émergent partout. A Sidi Bel-Abbès, une école se développe à l’ombre, sans presque de ressource, sur le grand tapis tartan de l’omnisport de la salle Sorecor, quartier populaire où les jeunes ont trouvé, là à la fois, loisir, passe-temps et espace pour futurs danseurs athlètes. Il faut noter que Capoeira nous vient des forêts d’Amazonie au temps des esclaves qui se sont soulevés pendant la colonisation espagnole. Lors d’une grande récolte à la fin du XIXème, les mutins se réfugièrent dans la jungle et pour se protéger contre les assauts de conquistadors bâtirent de gros villages et s’inspirèrent le geste Capoeira, une sorte d’Art d’attaque et de défense. Il y a lieu de dire que le statut d’hommes enchaînés a donné de multiples formes d’expressions montrant de quoi étaient faits leurs conditions allant du fouet aux sévices corporels, à la dureté des travaux, à l’état d’humiliation extrême. Après l’abolition de l’esclavage, la Capoeira a pris le sens d’un art pour l’évocation des moments durs, jusqu’à être aujourd’hui considéré comme exemple à suivre pour la survie et la dignité humaine. Ainsi à l’école bélabésienne dirigée par Djamel Djebbar, les jeunes danseurs -la plupart sont des étudiants- Sekrane Fethi, Khellil Lyès, Miloudi Rafik, Touami Amine, Hassani Hamid, Nasro et bien d’autres, assurent un avenir certain à cette discipline. Jamel Djebbar «tient surtout à remercier la collaboration de M. Zoua Mohamed, responsable de la salle Sorecor pour sa disponibilité entière et son encouragement et aussi M. Affane Aziz pour sa contribution en tant que responsable universitaire et enfin Wahab Kamel, le manager pour son abnégation. «Ce groupe, rappelle Djamel Djebbar, tient bon la rampe pour continuer l’aventure sous le rythme du tambour et des voltiges mêlant arts martiaux et samba». Ainsi contre vents et marées, l’ensemble a implanté cette forme d’expression pour apprendre à nos jeunes «Ce qu’est ne pas être ni maître ni esclave mais un homme libre». Ahmed Mehaoudi
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