Sidi-Belabbes - Revue de Presse

Le récital de Zaky Zeddour à Sidi Bel-Abbès



Les petites chroniques chantées La petite salle de spectacle chaudement illuminée par un éclairage intime de la médiathèque de Sidi Bel-Abbès, a donné lieu à une soirée qu’on peut qualifier de vraie explosion de poésie, des mots, des sens. Le récital de Zaky Zeddour entouré de ses amis, tous poètes chansonniers et hommes de théâtre, a laissé à n’en pas douter, une infinie mélodie d’amour perdu et d’espoir à attendre. Son répertoire déjà riche pour un début de carrière, nous aura d’abord enchantés par sa verve et son verbe, sans gêne. Les titres ont passé tels des météorites, cinglant au passage l’auditoire par des petites chroniques bouleversantes. Ainsi on aura eu la «Ballade de l’éboueur», celui qui nettoie les âmes des fléaux qui nous corrompent, à ce stupide «Canard hautain et vaniteux» qui ne se rend pas compte que c’est lui le dindon de la farce, à la belle et coquette «Rasha» pour laquelle amour et désir ne font qu’un, et trompe le mari pour un amant pieux puis se séparent en ayant tous les deux le remords d’avoir trahi. Les gens d’yeux qui en voyeuristes perdus dans les cafés dénigrent et fouillent la vie d’autrui, misanthropes et misogynes qu’ils sont, et ce monsieur le président, généreux, incompris, irrité, qui observe que son entourage ne ressemble guère à son idéal, ne sait sur quel pied danser. Chanson fatalement, la plus applaudie, le troubadour, chanteur ironique et subtile, invita ses amis à lire des poèmes du grand désert ou la liberté ravie, pour reprendre un extrait des poèmes de sept ans, de Rimbaud, ont tout simplement apporté ce qu’il fallait de cœur et de colère. Il mêla à la tristesse cette part d’émotion en intégrant entre autres les mots du poète de la passion vertueuse, Arbi Kada dans le poème «la fleur voilée du masque d’audace» percutant et des mots vrais de Abed Manseur et ses vers qu’il intitule «Expression», de Ghenim Brahim le luthiste parolier, de Abbes Lacarne et la fameuse qassida «Ain boua Dahou» de Benharrat. Cheikh Harmel aura été, en somme dans sa lecture malhoune, magistral. Autant dire que le débat libre, qui s’en est suivi, animé par madame Mokadem, présidente de l’association «Paroles et écritures» organisatrice de ce récital a ajouté à la fête un bémol émouvant. Ahmed Mehaoudi
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