A l'instar du café littéraire du théâtre
régional de Sidi Bel-Abbès animé par notre confrère Mehaoudi Ahmed qui s'est
illustré par moult activités que l'on ne peut toutes ranger, et ce en attendant
la fin de la réhabilitation du théâtre de Sidi Bel-Abbès qui a bénéficié d'un
montant financier appréciable où le spectacle «Falso» du jeune Abbar Azzedine
et bien sûr le festival professionnel de théâtre sont un besoin qui se fait
pressant. Ainsi, l'on vient d'apprendre le lancement par «Macta langue» d'un
atelier de théâtre dans la tradition de l'Open et Living théâtre. Notre source
indique que c'est une «méthode très répandue de nos jours et qui a été
développée par Peter Brook et Grotowski, et qui est utilisée par «Macta langue»
pour entamer une réflexion sur la formation du comédien». «Le conclave regroupe
une quinzaine de jeunes, la plupart des étudiants et qui foulent pour la
première fois un espace tellement exigeant et mystérieux que l'est le théâtre»,
indique la même source.
Pour ce qui est de la direction de cette
école assurée par M. Benseddik, «celui-ci est largement favorable à cette
initiative dirigée par une lettrée, en l'occurrence A. Bouidjra, indique notre
source, laquelle ne manquera pas d'expliquer que cet atelier est une valeur
ajoutée aux cours de langue dispensés à l'école et permet de trouver dans cet
espace la pratique d'une langue au service du théâtre, c'est je crois de
l'osmose». La première séance aura lieu ce mardi et sera consacrée surtout à
éclairer les participants et leur exposer le concept à travers lequel
s'amorcera ce singulier voyage artistique, même si pour le moment tout reste à
l'état de tâtonnement, l'important est d'essayer.
Les stagiaires apprendront comment l'élève
Hamlet a pu suivre le chemin tortueux des mille combines et obstacles
disséminés partout sur la scène vide et par justement le masque des personnages
qui l'entourent. Il aura à démontrer également que «jouer» sur scène est
existentiel et que la question arrive au milieu, «Etre ou ne pas être». Une
question-affirmation-phrase essentielle pour répondre à ce que l'on doit
«faire» au lieu de «penser» devant les infortunes dramatiques ou tragiques ou
des bonheurs qu'on a du mal à se maintenir. Ce regain d'activité fort
intéressant par ailleurs s'explique, selon l'artiste Mehaoudi, «que notre
jeunesse s'interroge sur son devenir et voilà qu'un espace comme le théâtre
aide précisément à voir clair en soi et ne pas décider de se jeter à la mer par
désespoir. Mais de se créer ensemble un lieu de dialogue où c'est possible de
parler de «son drame» ou alors d'observer des comédiens encore en herbe sur une
scène d'occasion».
Voilà donc l'atelier de théâtre de «Macta
langue» considéré comme un réel espace qui permettra «à ces jeunes de refaire
le parcours de ce prince danois qui au lieu de se précipiter du haut du château
d'Elseneur s'instruit et comprend comment le système fonctionne et prend
conscience qu'il lui faut se former, devenir un comédien intelligent pour
savoir se défendre contre le mal de soi et des autres», indique la même source.
Ainsi, l'atelier du café littéraire de «Macta langue» traduit cet état d'esprit
pour rendre le théâtre aussi nécessaire que l'oxygène qu'on respire, conclut
notre source, c'est cette note d'espoir et d'optimisme qui se dégage à travers
l'instauration du dit atelier.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : M Kadiri
Source : www.lequotidien-oran.com