Sidi-Belabbes - Revue de Presse

Décriées par les militants FLN ? en sit-in à Sidi Bel-Abbès



Les listes APC provoquent 12 démissions à Ben Badis Selon des sources concordantes, un véritable ouragan souffle, ces jours-ci, sur la Mouhafadha FLN de Sidi Bel-Abbès, à l’issue du choix de la liste des candidats aux élections du 29 novembre prochain et qui a eu pour premiers effets de provoquer un sit-in devant la Mouhafadah et 12 démissions du parti à Ben Badis. Un choix taxé d’»irréfléchi» voire d’»extravagant», selon les candidats écartés, anciens membres de l’APN et de l’APW, et se sentant lésés à l’issue de cette opération, qu’ils qualifient d’»illogique», tout en criant à l’injustice. «Les membres de la commission nous ont tout bonnement bannis, sans pour autant donner droit à la moindre considération de notre expérience et surtout aux bonnes relations que nous gardons avec la population», s’exclament-ils, en rappelant qu’aucun critère requis n’a été appliqué pour dénicher judicieusement les candidats, selon leur niveau intellectuel et leur compétence. Selon les mêmes plaignants, les recommandations décrétées par le secrétaire général de l’ex parti unique ont malheureusement été piétinées. Selon eux, les postulants placés en tête ou, à un degré moindre, parmi les premiers de la liste APW et dans la plupart des listes APC, ne sont autres que des frères, cousins ou proches parents des membres de la dite commission, chargée de la désignation des candidats. Ils citent à titre d’indication, le candidat tête de liste à l’APW, lui-même membre actif et influent de cette commission d’étude, ainsi que l’ex-adjoint au P/APW, le quatrième étant le cousin paternel du député Lebid, un doyen de l’APN. D’autres, placés à un rang confortable auraient été imposés sur instructions «venues d’en haut...» Le second candidat de la liste APC du chef-lieu de wilaya, serait le beau-frère d’un ministre du gouvernement, issu de sa bonne ville de Sidi Bel-Abbès. A l’extrême sud-ouest, le chef de file APC est un entrepreneur de Ras El-Ma, cousin maternel, semble-t-il, du sénateur Boukhelkhal. Paraphrasant le candidat Bouteflika, lors de sa campagne à la veille de son premier mandat présidentiel, «H’mida Yellaâb oua H’mida Yarcham», cet ancien député se dit très peiné de se retrouver ravalé aux dernières positions, comme tant d’autres d’ailleurs, parmi eux, des cadres supérieurs de l’Etat, des professeurs d’université et de lycées... Finalement, nous avons appris à la toute dernière minute, qu’en marge de la réunion de réception, tenue comme d’habitude en pareille occasion, un sit-in s’est tenu, à l’initiative de deux anciens membres du comité central du FLN et en présence de plusieurs candidats mécontents. Ceux-ci ont tenu à faire part de leur colère, «face à l’anarchie qui règne dans la maison FLN de Sidi Bel-Abbès, et ce, depuis la tenue du 8e congrès national du parti, des sénatoriales et des législatives, en prônant une politique déstabilisatrice qui, s’exclament-ils, ne fait que contribuer à l’implosion sûre et certaine du parti, à l’instar d’autres Mouhafadhas du pays.» Finalement, ils ont réclamé à l’unanimité, le départ pur et simple du secrétaire général du parti FLN qui, selon eux, «serait à l’origine de ce quiproquo.» Quant aux militants FLN activant à Ben Badis, ils ont carrément montré leur hostilité à la liste APC, puisqu’une douzaine d’entre eux ont carrément déposé leur démission du parti. Longtemps citée en exemple pour la discipline régnante en son sein, la Kasma FLN de Ben Badis s’est lézardée cette fois-ci, tellement la secousse a été puissante. L’un des démissionnaires rencontrés, n’y est pas allé avec le dos de la cuillère, en fustigeant ceux qui ont préparé la liste qui, d’après lui, ne répond guère à ce qui était convenu dans les instructions du SG du parti. A en croire notre interlocuteur, une large majorité des candidats est contre le placement en tête de liste du candidat Beladjeri Mustapha. Contacté pour connaître sa version sur les remous provoqués par sa désignation, ce dernier estime que «la démission des 12 autres candidats n’est qu’une manœuvre déstabilisatrice, dans la mesure où le classement établi a été accepté par l’ensemble des candidats. Et ce revirement, même s’il m’étonne, ne m’inquiète nullement, car j’ai la conscience tranquille.» Pour les démissionnaires, les jeux sont loin d’être faits et les tout prochains jours ne manqueront pas d’apporter leur lot de surprises, même si pour le moment c’est le statu quo, au vu des positions des uns et des autres. M. Noui & D. Morcely
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