Sidi-Belabbes - Revue de Presse

Affaire de l’assassinat des 11 enseignantes à Aïn Aden (Sidi Bel-Abbès) en 1997



«Dib El-Djiaane» condamné à la peine capitale La cour de Sidi Bel-Abbès, siégeant en session criminelle, a condamné, hier, le terroriste Bahri Djillali alias Dib El Djiaane et pour la quatrième fois, à la peine capitale, dans l’affaire d’homicide volontaire sur les douze enseignants (11 femmes et un homme), dans la localité de Aïn Aden, et pour appartenance a un groupe terroriste.Il ressort du dossier présenté à la cour qu’en ce 27 septembre 1997, sur la route S’hamda-Aïn Aden, le terroriste a dressé avec ses complices un faux barrage. Selon le témoignage de D.A., natif de Aïn Aden et chauffeur du Karsan à bord duquel se trouvaient les enseignants, quatre voitures avaient été déjà arrêtées par le groupe terroriste présidé à l’époque par l’»émir» El-Harita. Quelque temps après, Bahri Djillali, surnommé à cet époque Abderrakib Abou Khadidja, s’est précipité vers ses victimes en leur disant qu’elles étaient prévenues de ne pas enseigner. Il a fait ainsi descendre les onze enseignantes une après l’autre, accompagnées de leur collègue Saber Habib. Le groupe de terroristes était constitué de plusieurs personnes mais le chauffeur a bien reconnu Bahri Djillali, ainsi que Benahli et Laaradji. Ces derniers auraient voulu brûler vives les victimes dans la voiture de transport, mais Dib El-Djiaane leur a conseillé de ne pas attirer l’attention des autorités avec un nuage de fumée. Il leur a proposé de les passer à l’arme blanche. Il a commencé ainsi, selon les témoignages, par sa première victime, Fliou Sahmadia, et trois autres assassinées avec la même férocité. Le jeune enseignant, avec un peu de courage, a essayé de prendre la fuite. En vain. Bahri Djillali l’atteindra avec son arme à feu avant de le faire passer pareillement à l’arme blanche. Les sept autres enseignantes seront exécutées de la même façon par les deux autres terroristes, Benahli et Laaradji. A son retour à Sfisef, le chauffeur se rendra aux autorités locales pour dénoncer ces crimes. Il y a lieu de souligner toutefois l’absence au procès du témoin principal, le chauffeur du Karsan. Et alors que l’on s’attendait à une présence massive des familles des victimes dans la salle d’audience pour le plus lourd dossier du terroriste Bahri Djillali, il n’y avait que les pères de Mhada Zohra, Louhab Naïma, Boudaoud Kheïra, et le mari de Dich Amina ainsi que le frère de Fliou Sahmadia qui ont souligné que, d’après le témoignage du chauffeur, Dib El Djiaane est celui qui a commis les atrocités citées dans le dossier. Lors de son interrogatoire, Dib El-Djiaane, et comme dans tous ses précédents procès, a nié les accusations portées contre lui, soutenant qu’il n’a jamais commis de crimes de ce genre. Le procureur général a, pour sa part, requis la peine capitale contre Bahri Djillali qui a déjà été condamné à la même peine par trois fois, à perpétuité par deux fois et une fois à 20 ans de prison ferme dans d’autres procès. Après délibération, la cour a approuvé le réquisitoire du procureur général.   S. Derraz
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)