Le rêve des Sétifiens s'est-il envolé avec ce but assassin à quelquesminutes du coup de sifflet final ? La question se pose du fait qu'en troisconfrontations avec Al-Fayçali, ils ne sont pas arrivés à s'imposer, même s'ilsont joué à domicile à deux reprises. Pour avoir appliqué la défense en lignesur le coup franc (lointain) d'une tactique qui n'a pas pourtant l'aval deSaâdane, les arrières de l'Entente sont restés carrément cloués au sol. Cetteerreur était encore plus pénalisante avec la mauvaise appréciation du gardienHadjaoui. Et pourtant, le coach de l'Entente se serait contenté de ce butd'avance avant le retour à Ammam, spéculant sur les facilités d'adaptation deson équipe à l'extérieur. C'est aussi reconnaître que celle-ci mise beaucoupsur sa solidité d'ensemble et notamment de sa défense, le secteur offensifétant actuellement le maillon faible suite à l'absence de son buteur Bourahliet du manque de condition physique de son stratège Hadj Aïssa. On a appris que lundi, à huisclos et en toute tranquillité, les gars des hauts-plateaux ont travaillé desséances technico-tactiques. On en déduit que les centres aériens de Raho versZiaya ont figuré dans ce programme. Le but sétifien surviendra à la demi-heurede jeu, l'Ivoirien Adiko surgissant dans le dos des défenseurs jordaniens pourouvrir la marque. Ce n'est qu'à partir de cet instant que les visiteurs ontprouvé qu'ils savaient aussi attaquer, donnant du travail à la défensesétifienne qui faillit être «punie» sur une faible rétro-passe de Raho à songardien Hadjaoui, lequel, s'il possède une assez bonne lecture du jeu, affichedes défaillances dans les sorties aériennes, un point qui n'a pas dû échapperau staff technique de l'Entente, Saâdane en premier. La seconde mi-temps aura été pluséquilibrée du fait qu'Al-Fayçali a réagi pour égaliser, ce qui explique queZiaya a été piégé par le hors-jeu plus qu'en première période. Les Sétifiensauraient dû exploiter cette plus grande liberté de manoeuvre. Hélas, et endépit des efforts louables fournis, le onze sétifien n'a pas développé le jeucollectif espéré compte tenu des qualités des joueurs, même si, au milieu, lesactions étaient prometteuses. Mais en raison de la petite forme de Hadj Aïssa(qui a perdu beaucoup de balles), de la position esseulée de Ziaya et del'éloignement du second attaquant Derradj qui évolue comme un ailier au lieu deconjuguer ses efforts avec Ziaya, il était vain d'espérer prendre à défaut lasolide défense jordanienne, même si le keeper Loai a connu quelques frayeurs. Ce n'est pas à un entraîneur dela trempe de Saâdane qu'on rappellera que le rôle du porteur du ballon, et cequelles que soient ses qualités, est obligatoirement tributaire du démarquageet donc du soutien de ses coéquipiers. Si le porteur du ballon est le décideur,il ne peut agir utilement pour le bien collectif que si ses partenaires luioffrent des solutions par leurs appels et leurs courses, d'où le recours auxcentres aériens repoussés par les défenseurs d'Al-Fayçali. L'entraîneur irakien de cetteéquipe s'est montré prudent dans ses déclarations, estimant que rien n'est jouéavant le coup de sifflet final de la seconde manche. Tout le monde espèrequ'avec un Hadj Aïssa en meilleure forme et un Bourahli rétabli, l'ESSprésentera à Ammam un autre visage et posera d'énormes problèmes à son rivaljordanien.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Adjal Lahouari
Source : www.lequotidien-oran.com