
L'ES Sétif a remporté mercredi son huitième titre de champion d'Algérie après sa large victoire en déplacement devant le MO Béjaïa (3-0) et surtout la défaite de son rival le MC Alger à Relizane (2-3) lors de la 28e journée de la Ligue 1.Le samedi 18 juin 2016, l'Aigle noir met une fois de plus le turbo. Des «pierres perdues» atteignent le cockpit. Le décollage est capoté. Le mastodonte est contraint à un atterrissage forcé et périlleux, à la fois. La machine est fortement abîmée. Les dégâts sont énormes, font peur aux plus téméraires des pilotes. A Sétif, on craint le pire pour le club de Ain El Fouara. Hacen Hamar laisse passer l'orage et fait l'inventaire des dégâts du crash.Devant affronter un environnement hostile et sans le nerf de la guerre, le kamikaze trouve les moyens et les ressources pour réparer la machine. Celle-ci est confiée à Abdelkader Amrani qui arrive tant bien que mal à recharger la batterie d'une machine en rodage. Malgré les efforts du mécano, celle-ci (la machine s'entend) ne retrouve ni sa vitesse de croisière ni l'attitude optimale. A mi-parcours, deux copilotes du terroir (Zorgane-Madoui) reprennent le témoin.Connaissant parfaitement les différents mécanismes et plans de la machine, les deux enfants d'El Kahla trouvent la potion magique. Au grand bonheur de l'armée noire qui se met à rêver. Ne voyageant pas dans des avions spéciaux puisque le nerf de la guerre lui fait encore et toujours défaut, le onze sétifien, refait surface, tourne définitivement la page de Mamelodi Sundowons.Ce dernier, rappelons-le, avait battu l'ESS à Sétif au mois de juin 2016 sur le score de 2 buts à 0, générant la colère des supporters, coupables d'avoir jeté des projectiles et provoqué la disqualification du club de la Ligue des champions. L'adversité, l'interminable trêve, les complots de salon, l'incohérente programmation, le lâchage de Djezzy, les calculs et les pressions de certains prétendants, les bourdes d'un arbitre et de son juge de touche, transcendent et stimulent, les Sétifiens qui arrivent à glaner en 28 rencontres pas moins de 18 points hors de leurs bases.Seul contre tous, l'Aigle noir maintient le cap, négocie les plus importantes étapes de la course où tous les coups sont permis. Mieux encore, il arrive jusqu'à contenir la grave crise financière qui le secoue depuis de longs mois. Patients et sérieux, les camarades de Djahnit oublient pour un moment les salaires non perçus, honorent comme il se doit leur contrat.Le mercredi 7 juin 2017, soit une année après «le terrible crash», l'Aigle noir retapé à neuf prend de l'altitude, met le cap direction le 8e ciel qui lui ouvre les bras. Avant de boucler ce sommaire tour d'horizon, une question nous taraude l'esprit : le ministre de la Jeunesse et des Sports, El Hadi Ould Ali, le président de la FAF, Kheireddine Zetchi, et le président de la Ligue professionnelle de football, Mahfoud Kerbadj, qui ne ratent aucune «zerda» à Alger se rendront-ils à Sétif pour remettre le sacre de champion aux champions '
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel Beniaiche
Source : www.elwatan.com