
- L'Office de la culture et du tourisme de Sétif chapeaute plusieurs infrastructures culturelles. Comment se fait la gestion de ces espaces 'L'office gère le musée, le théâtre communal, les salles de cinéma, la salle des fêtes, la bibliothèque communale, le parc d'attraction et la piscine. Nous assurons la gestion et l'exploitation, tous les biens restent propriété de l'APC. L'APC ne peut pas tout gérer. D'où la création de l'office autorisée par la loi sur la commune.Pour les élus, il fallait trouver une nouvelle méthode de gestion pour rouvrir les espaces fermés, comme les salles de cinéma ou les bibliothèques. Nous nous sommes habitués à l'assistanat de l'Etat et à la politique de la subvention. Aujourd'hui, un artiste peut nous vendre un produit que nous revendons au public. Chacun est gagnant dans l'affaire. Chaque année, nous élaborons un bilan. Un commissaire aux comptes établit un rapport financier.- Qu'en est-il de la billetterie, surtout qu'on évoque de plus en plus la nécessité d'en finir avec les spectacles gratuits 'Les prix de nos prestations sont fixés et validés par le Conseil d'administration de l'office. Les prix varient selon les spectacles et le public jeune ou adulte. De 50 à 200 DA, les spectacles pour enfants.De 1000 à 2000 DA pour spectacles galas destinés aux adultes. Pour le cinéma, nous n'avons pas encore fixé de prix. La Protection civile n'a pas donné le certificat de conformité à la salle Ifriqya. La tapisserie ne répond pas aux normes antifeu. L'APC a établi un nouveau marché pour refaire les travaux. Il existe trois salles de cinéma à Sétif, dont deux propriétés de particuliers. La capacité totale est 1300 places.Une salle a été transformée en grande surface. Je souhaite que le ministère de la Culture récupère les salles fermées en les achetant. Le tourisme culturel est incontournable mais il faut assurer la continuité des manifestations artistiques et avoir une stratégie de travail étalée sur toute l'année avec des objectifs bien précis. L'un de nos buts est de faire la promotion de la ville de Sétif en Algérie et à l'étranger. Mais pour développer le tourisme, la contribution de tout le monde est nécessaire.- Vous décidez d'étendre vos activités culturelles même au-delà de la ville de Sétif...Oui. A Sétif, les 23 cités universitaires travaillent avec nous pour l'organisation des activités culturelles, toujours avec un bon de commande. Nous fixons nous-mêmess les cachets des artistes, tout dépend de la réputation et du niveau. Le choix des artistes se fait parfois selon les demandes du public ou des clients. Le prix pour un comédien tel que Abdelkader Secteur n'est pas le même que pour un artiste moins connu.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Fayçal Métaoui
Source : www.elwatan.com