Une veille d’Aïd bien animée
La «Ville des eaux» a été bien animée la veille de l’Aïd El Fitr par un groupe d’artistes locaux qui ne se sont pas ménagés pour littéralement enflammer la scène de l’hôtel «Zahra» qui est situé à quelques mètres de l’établissement El Forsane, et à proximité du nouveau jet d’eaux réalisé il y a quelques temps.
Ce jet d’eaux est devenu, depuis, la destination de tous les cortèges nuptiaux et le lieu préféré des familles en manque de fraîcheur. L’ultime soirée du mois de ramadan a permis à un public haut en couleur d’assister à un vrai gala musical dont l’arène était la salle du rez-de-chaussée de l’hôtel «Zahra». L’accompagnement musical, assuré par l’orchestre Abdelli et mis à la disposition des chanteurs par les organisateurs, se distinguait d’une grande maîtrise et harmonie. A ce propos, les Cheb Brahim, Chaba Houaria et d’autres pouvaient exprimer leurs envolées sans retenues. Notons également la prestation de la vedette de la soirée le pigeon blanc «Cheb Nacer», très connu au niveau national avec sa voix d’or et ses cassettes de pur Raï. Ses tubes sont dotés de paroles soignées tirées des différents poèmes lyriques écrits ou inspirés par des grands poètes de l’ouest algérien tels que Ahmed Saber, Ahmed Wahbi, Blaoui Houari, Cheik Zarwil… etc. Quant à la salle du premier étage de l’établissement «Zahra», elle avait été réservée aux fans de «Gasba», un autre style oranais chanté par de grandes stars comme Cheikha Rimiti, Cheikha Djenia qui ont déjà quitté notre monde ainsi que Cheikh Boutaiba, Hatab, Zalamite, Djenia de Mascara, Cheikh Mokhtar, Cheikha Fati. Devant l’inertie des structures officielles qui ont en charge l’action culturelle à Saida et dont les responsables certainement occupés par d’autres soucis personnels ont brillé par leur désintérêt, ce sont les deux hôtels de la cité qui ont comblé le déficit durant ces nuits de Ramadhan. Selon les responsables de l’hôtel Zahra «les Saidéens ont besoin de distraction et de détente le long de l’année pour oublier l’angoisse et le stress du quotidien et sortir de leur isolement, surtout après avoir enduré les terribles moments durant la décennie noire». Durant tout le mois de ramadhan passé, les deux hôtels sont devenus l’unique destination des jeunes des différentes agglomérations et communes de la région et même d’autres communes limitrophes telles que Kreider, Bougtob, Oued Taria et Frenda. Il y a lieu de signaler que les soirées ramadanesques organisées au sein de ces deux hôtels sont devenues une tradition. Espérons que les responsables du secteur de la culture sortent de leur sommeil.
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B. El Merini
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com