Saida - Revue de Presse

Non-engagement de plusieurs clubs de la LRF Saïda



Entre subventions et... recrutements, à qui incombe réellement la faute ? Il semble que la décision de lancer dès ce jeudi le championnat de Régionale 2, et cela avec seulement les quinze (15) clubs engagés jusque-là a fait quelque peu bouger les choses puisque dans la seule journée d’hier, jour de parution du calendrier, trois clubs se sont présentés avec les chèques nécessaires à leur engagement. Il s’agit, d’après nos sources, de l’IRB Zahana, de l’IRB Youb et de l’IRB Aïn Hadjar. Espérons de tout cœur que les autres suivront dans la foulée… Quoi qu’il en soit, il reste déplorable que les autorités des communes, des daïras et des wilayas, régissant administrativement les clubs défaillants, ne se soient pas immédiatement penchées sur ce problème, engendrant ainsi une situation qui, tout bonnement, prive quelques-uns de leurs concitoyens d’une partie de leurs droits fondamentaux : à savoir celui de faire légitimement du sport ! Sachant que la LRF Saïda a toujours fait preuve par le passé de magnanimité envers ses affiliés quand il s’est agi de régler leurs frais d’engagement, les arrangeants avec des modalités de paiement plus ou moins élastiques –ce qui, d’ailleurs, et à son corps défendant lui a occasionné d’énormes soucis de fonctionnement–, nous avons posé la question à M. Saïd Amara, son président, qui était de savoir pourquoi son instance n’a pas fait de même cette saison. En homme sage qu’il est, M. Amara nous a indiqué qu’à la fin de l’exercice 2007/2008, il verra son mandat de quatre ans (cycle olympique) parvenir à son terme, et que tenant à laisser des bilans positifs à son éventuel successeur et à son bureau, il estime ne pas avoir cette fois d’autre choix… Certes, nous savons combien sont dérisoires (et parfois attribuées à la tête du client… ou plutôt à la grosseur du montant de sa ristourne) les subventions étatiques, mais il reste également à savoir si les pouvoirs publics et les instances du football sont les seuls coupables dans cette cascade de forfaits ? Des forfaits qui donnent l’impression que la carte géographique de notre football est tributaire, elle aussi, de… l’avancée du désert car après la Ligue de Béchar, voila que celle de Saïda voit ses affiliés se réduire à une peau de chagrin ! Parions qu’à ce rythme, c’est tout notre sport-roi qui ne tardera pas à disparaître. Et de cela nous ne cessons d’en parler depuis belle lurette… en vain ! Mais passons… Nous disions donc que les responsables de nos petites équipes avaient, eux aussi, leur (grande) part d’implication dans ce marasme. En effet, comment ne pas les accuser de participer à cette innommable déprédation quand beaucoup parmi les dirigeants de ces teams aux tout petits moyens financiers, se lancent effrontément dans des recrutements de joueurs extra-muros aux coûts faramineux, et ce, au détriment de leurs jeunes talents du cru ? Même ceux du dernier échelon national y vont gaiement ! Quand donc ceux qui sont à la tête de nos associations sportives apprendront-ils à vivre en fonction de leurs propres moyens financiers ? Quand sauront-ils qu’ils rendront un immense et impérissable service à leur village ou bourg en dispensant une bonne formation footballistique à leurs jeunes ? Ramener de supposées (mais sûrement éphémères) «vedettes» à prix fort, quitte à endetter le club jusqu’à le faire disparaître, leur donnera-t-il plus d’aura et de considération auprès de leur population locale ? Nous ne saurons y répondre avec certitude –ce serait péremptoire-, mais nous demeurons convaincu qu’il y a là matière à réflexion… générale !
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