Eviter les erreurs du passé
Le suspense aura duré jusqu’au bout du championnat de deuxième division pour voir le Sariî, enfin, sauvé du purgatoire vers lequel il se dirigeait tout droit. Ceci, malgré la victoire acquise, sur le terrain, au terme du dernier match face à la JSM Tiaret, car son sort était lié au résultat du match qui opposait à Saïda, le MCS à l’USMBA, curieusement, décalé de plusieurs minutes et dont l’issue finale a confirmé le maintien du SAM. Une telle situation, personne ne la prévoyait au vu du parcours réalisé lors de la phase aller, ponctué par une confortable sixième place et 24 points au compteur, ce qui laissait présager que la phase retour allait permettre à l’équipe de consolider sa position, surtout qu’elle n’avait besoin que de quatre (04) bons joueurs, en renfort.
Mais hélas, plusieurs facteurs n’ont pas permis à ce pronostic de se réaliser sur le terrain. En premier lieu, il y a eu le départ du jeune entraîneur, Abid Fethi, rappelé par son employeur, la DJS d’El-Oued, ensuite, la saignée opérée au sein de l’équipe avec le renvoi de pas moins de onze (11) joueurs parmi lesquels des éléments chevronnés tels que Hazi El-Abed, Kraouda, Omar Hassan, Hadjari pour ne citer que ceux-là. Ces joueurs ont été, certes, remplacés mais par d’autres de valeur, tout juste moyenne.
Ensuite, ce fut le rappel de Mechri, un coach qui connaît bien la maison et auquel fut confiée la tâche de refaire un autre travail afin de parfaire la cohésion du groupe et surtout remettre à niveau la plupart des nouvelles recrues qui manquaient de compétition au niveau de leurs anciens clubs. Ceci, sans compter l’instabilité de l’encadrement, avec la démission du comité qui avait pris, en main, l’équipe, au début de saison, avec la clé, des résultats appréciables. Tous ces facteurs, conjugués aux nombreux autres problèmes et notamment le manque de finances, ont précipité le club vers le déclin. Et, comme un malheur n’arrive jamais seul, voilà que les arbitres se mettaient de la partie en distribuant des cartons aux «Samistes», à tort et à travers, en plus de dix (10 matchs) de suspension au capitaine Bouchiba et cinq (05) autres au défenseur Chaïb. Cette situation a favorisé les mauvais résultats, tant à l’extérieur qu’à domicile, conduisant l’équipe à ne récolter que trois (03) points durant dix (10) rencontres. Ce qui a poussé les dirigeants à rappeler Abid pour seconder Mecheri. Un rappel qui a un peu secoué, psychologiquement, les joueurs mais sans pour autant leur permettre de remonter au classement général, pour sauver l’équipe de la descente au purgatoire. A cela, il faut signaler le feuilleton du joueur Meziani qui a alimente la chromique durant toute la phase, retour, l’intéressé exigeant son dû pour jouer, obligeant ainsi les dirigeants à le renvoyer définitivement.
Ce qui se répercuta sur le rendement de l’équipe, Mecheri n’ayant pas de solution de rechange pour remplacer un élément de valeur.
Malgré tous ces déboires, le Sariî a été sauvé de la relégation au prix de beaucoup de sacrifices et au bout d’un suspense qui a tenu en haleine toute la population. Dans ce sauvetage, nous n’omettons pas de souligner le rôle joué par M. Menadi, le président de l’USM Annaba, un monsieur qui, tout soignant son image de marque, devant l’opinion publique sportive, en respectant l’éthique sportive, a permis au MC Saïda de réaliser un rêve, vieux de plusieurs années et au Sariî de se maintenir parmi l’élite quitte à déplaire à ses nombreux détracteurs qui sont tombés dans le fossé qu’ils ont creusé aux « Samistes».
Ceci dit, maintenant que les lampions de ce sauvetage, miraculeux, se sont éteints, les choses sérieuses doivent commencer afin de préparer la prochaine saison, en espérant que les futurs dirigeants auront retenu la leçon de cette pénible fin de saison. A cet effet, la plupart des supporters et anciens joueurs ont été unanimes dans leurs déclarations, à savoir que le Sariî doit être encadré par des dirigeants intègres et compétents pour former un groupe capable de donner un nouveau souffle au club cher aux gars de «Barigou», car selon le célèbre adage populaire «une seule main ne peut pas applaudir».
Pour cela, les compétences existent à l’image des anciens joueurs qui peuvent apporter un plus à cette équipe, sans compter le soutien des pouvoirs publics et à leur tête, monsieur le wali car le Sariî représente la wilaya parmi l’élite.
Un atout non négligeable qui doit inciter les intéressés à lui apporter un soutien financier susceptible de lui permettre de se renforcer avec des joueurs, de haut niveau, capables d’apporter un plus, en encadrant les jeunes du cru qui ne demandent qu’à s’exprimer car les joueurs de la trempe du junior, Benyettou qui a émergé en fin de saison, existent à l’image de Demou, Adda Daredib etc.
Les futurs dirigeants ne doivent pas négliger la formation des jeunes qui constituent la relève. Pour terminer, nous avons juge utile de recueillir les impression des quelques joueurs anciens et nouveaux ainsi que des supporters du Sariî concernant ce maintien acquis de haute lutte.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com