Saida - A la une

FLN, l'ère Saïdani



FLN, l'ère Saïdani
Le 10e congrès du parti du FLN s'est achevé avant-hier soir dans une certaine confusion. En effet, des dizaines de congressistes ont bruyamment exprimé leur colère.Le 10e congrès du parti du FLN s'est achevé avant-hier soir dans une certaine confusion. En effet, des dizaines de congressistes ont bruyamment exprimé leur colère.Ces congressistes estiment avoir injustement été rayés de la liste des membres du comité central (CC) alors qu'ils avaient été élus démocratiquement par la base militante pour siéger dans la plus importante instance du parti entre deux congrès.Ces 54 contestataires, qui ne vont donc pas siéger au CC, ne comprennent pas les motifs de cette attitude du secrétaire général, Amar Saïdani, accusé d'être l'inspirateur de cette entorse à la sanction des urnes. Saïdani, qui est sorti grand vainqueur de ce conclave qui a tant fait couler d'encre puisqu'il a été élu pour un mandat de cinq ans, doit au plus vite "réparer" cette injustice au risque d'ouvrir une nouvelle brèche qui ne fera que grossir la liste des contestataires qui est déjà assez fournie.En tout cas cet "incident" donnera, à coup sûr, du grain à moudre au mouvement de contestation incarné par plus d'une centaine de membres de la composante de l'ancien comité central qui a décidé, faut-il le rappeler, de boycotter ces 10es assises du plus vieux parti. Saïdani, qui croyait s'être complètement défait de ses détracteurs en verrouillant au préalable ce congrès pour conforter sa mainmise sur le vieux parti, court pour ainsi dire le risque de maintenir allumée la flamme de l'opposition. Mais au-delà de cet incident ce congrès permet de tirer, d'ores et déjà, nombre d'enseignements.Il est incontestable tout d'abord de dire qu'Amar Saïdani s'est définitivement emparé des rênes du parti. Car depuis son élection le 29 août 2013 au poste de secrétaire général en remplacement d'Abdelaziz Belkhadem, évincé quelques mois plus tôt, Saïdani a dû faire face à une forte résistance d'une partie importante des membres du CC qui contestait sa légitimité. Le nouveau comité central, dont la composante avoisine désormais les 490 membres, lui est désormais acquis.Sur ce plan, il ne risque pas du tout d'être inquiété, ce d'autant qu'à la faveur d'une disposition des nouveaux statuts du parti, entérinés par le congrès, le pouvoir du CC est réduit à sa plus simple expression alors qu'auparavant cette instance jouissait d'un important pouvoir. Ainsi, pour l'illustration, le CC ne tiendra qu'une seule session par an au lieu de deux auparavant.Autant dire que le CC, dominé d'ailleurs par les fidèles d'Amar Saïdani, ne sera plus cette instance qui fait et défait les secrétaires généraux. Cette instance est aussi désormais dominée par les hommes d'affaires qui ont apporté leur plein soutien à Saïdani lorsque ce dernier faisait face à ses détracteurs. Les semblables à Mohamed Djemai et Bahaedine Tliba, deux affairistes connus, sont désormais légion au CC.Autres temps autres moeurs serions-nous tentés de dire puisque le FLN donne ainsi la nette impression de s'être totalement vidé de toute substance idéologique et politique. Au delà de ce fait important, qui n'a été en vérité que l'aboutissement logique d'un processus qui s'est enclenché depuis l'époque Belkhadem, les fonctionnaires sont aussi bien représentés au CC. Dans ce cadre, nombre de ministres ont décroché des sièges dans cette instance. Le FLN version Saïdani, semble être, en tout cas, l'antithèse du parti connu jusque-là par l'opinion publique. C'est ce FLN là qui servira de bouclier pour les prochaines joutes politiques.Ces congressistes estiment avoir injustement été rayés de la liste des membres du comité central (CC) alors qu'ils avaient été élus démocratiquement par la base militante pour siéger dans la plus importante instance du parti entre deux congrès.Ces 54 contestataires, qui ne vont donc pas siéger au CC, ne comprennent pas les motifs de cette attitude du secrétaire général, Amar Saïdani, accusé d'être l'inspirateur de cette entorse à la sanction des urnes. Saïdani, qui est sorti grand vainqueur de ce conclave qui a tant fait couler d'encre puisqu'il a été élu pour un mandat de cinq ans, doit au plus vite "réparer" cette injustice au risque d'ouvrir une nouvelle brèche qui ne fera que grossir la liste des contestataires qui est déjà assez fournie.En tout cas cet "incident" donnera, à coup sûr, du grain à moudre au mouvement de contestation incarné par plus d'une centaine de membres de la composante de l'ancien comité central qui a décidé, faut-il le rappeler, de boycotter ces 10es assises du plus vieux parti. Saïdani, qui croyait s'être complètement défait de ses détracteurs en verrouillant au préalable ce congrès pour conforter sa mainmise sur le vieux parti, court pour ainsi dire le risque de maintenir allumée la flamme de l'opposition. Mais au-delà de cet incident ce congrès permet de tirer, d'ores et déjà, nombre d'enseignements.Il est incontestable tout d'abord de dire qu'Amar Saïdani s'est définitivement emparé des rênes du parti. Car depuis son élection le 29 août 2013 au poste de secrétaire général en remplacement d'Abdelaziz Belkhadem, évincé quelques mois plus tôt, Saïdani a dû faire face à une forte résistance d'une partie importante des membres du CC qui contestait sa légitimité. Le nouveau comité central, dont la composante avoisine désormais les 490 membres, lui est désormais acquis.Sur ce plan, il ne risque pas du tout d'être inquiété, ce d'autant qu'à la faveur d'une disposition des nouveaux statuts du parti, entérinés par le congrès, le pouvoir du CC est réduit à sa plus simple expression alors qu'auparavant cette instance jouissait d'un important pouvoir. Ainsi, pour l'illustration, le CC ne tiendra qu'une seule session par an au lieu de deux auparavant.Autant dire que le CC, dominé d'ailleurs par les fidèles d'Amar Saïdani, ne sera plus cette instance qui fait et défait les secrétaires généraux. Cette instance est aussi désormais dominée par les hommes d'affaires qui ont apporté leur plein soutien à Saïdani lorsque ce dernier faisait face à ses détracteurs. Les semblables à Mohamed Djemai et Bahaedine Tliba, deux affairistes connus, sont désormais légion au CC.Autres temps autres moeurs serions-nous tentés de dire puisque le FLN donne ainsi la nette impression de s'être totalement vidé de toute substance idéologique et politique. Au delà de ce fait important, qui n'a été en vérité que l'aboutissement logique d'un processus qui s'est enclenché depuis l'époque Belkhadem, les fonctionnaires sont aussi bien représentés au CC. Dans ce cadre, nombre de ministres ont décroché des sièges dans cette instance. Le FLN version Saïdani, semble être, en tout cas, l'antithèse du parti connu jusque-là par l'opinion publique. C'est ce FLN là qui servira de bouclier pour les prochaines joutes politiques.


Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)