Oum-El-Bouaghi - A la une

Une pharmacienne dénonce une cabale



Une pharmacienne dénonce une cabale
Que cache l'interdiction bancaire dont fait l'objet Mme Badis Saïda, pharmacienne et propriétaire d'une officine à Oum El Bouaghi ' Pourquoi la justice a-t-elle refusé d'aller jusqu'au bout de cette affaire ' Autant de questions que Mme Badis se pose sans pour autant entrevoir «les motivations réelles d'un tel acharnement».En désespoir de cause, elle a pris attache avec le bureau d'El Watan de Constantine afin de nous confier ses péripéties et dénoncer la «machination» dont elle se dit victime, documents à l'appui.Ses déboires ont commencé le 10 août 2006, date à partir de laquelle elle aurait soi-disant émis des chèques sans provision à l'adresse de ses fournisseurs que l'agence 842 de la BNA a rejetés. «L'agence 842 de la BNA d'Oum El Bouaghi m'a adressé des injonctions de régularisation, mais je ne les ai reçues que le 20 décembre 2006.Quand je me suis rendue à l'agence pour demander des explications, on m'a sommée de restituer mon carnet de chèques, m'informant que j'étais désormais interdite de chéquier. Si j'étais vraiment insolvable au cours des mois d'août et septembre 2006, pour quelle raison mes fournisseurs ne se sont pas plaints d'un retour de chèque ' J'ai en ma possession des attestations de solvabilité établies par leurs soins assurant que les chèques n'ont jamais fait l'objet de retour».Pour tenter de comprendre, Mme Badis Saïda a saisi par écrit la direction générale de la BNA, mais n'a reçu aucune réponse. Le 2 janvier 2007, elle décide alors de déposer plainte auprès de la justice, suite à quoi, le procureur adjoint a procédé à l'ouverture d'une enquête. «Il m'a également demandé de solder mon compte et de le fermer.Entre-temps, j'ai fait l'objet de pressions par le biais de tierces personnes pour que je retire ma plainte, mais j'ai refusé. En fin de compte, l'affaire a été classée par le procureur de la République». Parallèlement à cela, Mme Badis a ouvert un compte au niveau du CPA et s'est même vu accorder un chéquier, selon ses dires.Partant, l'on s'interroge comment cela aurait-il pu être possible si cette personne était réellement insolvable et interdite de chéquier par l'agence de la BNA d'Oum El Bouaghi 'Elle n'était vraisemblablement pas blacklistée comme étant une cliente insolvable, sachant que le nouveau règlement de la Banque d'Algérie relatif au dispositif de prévention et de lutte contre l'émission de chèques sans provision, n'est entré en vigueur qu'en janvier 2008.Cela dit, après un statu quo de plusieurs années, son affaire prendra une nouvelle tournure le 2 décembre 2014. «Mon compte CPA ainsi que mon compte commercial à la CNEP ont été bloqués jusqu'à ce que je restitue, m'a dit verbalement le directeur de la CNEP, l'argent que je dois à la BNA d'Oum El Bouaghi. Mais de quel argent parle-t-il ' Je ne dois rien à personne», soutient-elle.Depuis cette date, sa pharmacie est fermée et une nouvelle enquête a été ordonnée par le nouveau procureur de la République, «mais il n'y a pas eu de suite». Désemparée, la plaignante s'en remet au ministre de la Justice, espérant vivement une intervention «pour lever le voile sur cette affaire». «Je suis victime d'une machination. Si je dois réellement de l'argent à la BNA, qu'elle me poursuive en justice avec preuves à l'appui», conclut-elle. Contacté à ce sujet, le directeur de l'agence 842 de la BNA d'Oum El Bouaghi n'a pas souhaité s'exprimer sur cette affaire, disant être «tenu par le secret professionnel».


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