Oum-El-Bouaghi - A la une

Un statut devenu obsolète



Comme Maghnia à l'ouest, Bousaâda au sud et El Eulma à l'est, Aïn Beïda est restée confinée au statut de daïra, qui lui colle depuis 61 ans.C'était en 1957 que la ville d'Aïn Beida s'est vue hisser au rang d'arrondissement. C'était le plus vaste dans ce qu'on appelait anciennement le département de Constantine. Son territoire englobait la moitié de la wilaya d'Oum El Bouaghi d'aujourd'hui. Elle était la seule commune de plein exercice en cette période.
Avec le recouvrement de l'indépendance du pays, la ville a pris encore de l'envergure pour prétendre à un nouveau statut qui lui sied. Après deux découpages réalisés en 1975 et 1984, la ville d'Aïn Beida a gardé son ancien statut de chef-lieu de daïra, alors que sa population n'a cessé de se développer jusqu'à atteindre les 200 000 âmes.
Et ce n'est pas exagéré, si l'on se fie aux chiffres. Les pouvoirs centraux ont résolu d'opérer de nouveaux découpages en vue de rapprocher l'administration des citoyens et par là même insuffler une nouvelle dynamique prompte à booster les développements économique, social, culturel des nouvelles wilayas déléguées.
Cela s'est réalisé du temps du chef de gouvernement Abdelmalek Sellal par la promotion des villes du Sud en 2015 avec en point de mire de toucher les villes des Hauts Plateaux en 2016 et les villes du Nord en 2017.
La situation économique qui a prévalu avec la chute du pétrole a retardé quelque peu la réalisation de ce programme ambitieux, appelé à donner leur chance à certaines grandes agglomérations du pays pour amorcer leur essor économique. Pas que cela. Car il s'agit en somme de réduire les déplacements, ce qui est un gain de temps certain pour se voir délivrer des documents par exemple. Sans doute qu'avec l'avènement de nouvelles wilayas, des villages accéderaient au rang de commune pour se prendre en charge et ne plus dépendre de la commune mère.
Cela s'est effectué durant les années 1990 du siècle passé qui a vu des hameaux propulsés au rang de commune, comme le sont devenues les petites bourgades de Behir Chergui et Bellala dans la région de Meskiana. Pour la ville d'Aïn Beida, elle semblait être retenue dans le programme des nouvelles wilayas des Hauts Plateaux.
Un nouveau statut prompt à produire de grands changements, car cela encouragerait les investisseurs à s'y installer pour créer de l'emploi. C'est ce dont a le plus besoin la région après la fermeture de nombreuses unités industrielles.
La promotion de certaines grandes villes au rang de wilaya ne va pas requérir de grands moyens comme l'ont nécessité certaines localités, comme l'édification de nouveaux sièges pour abriter les diverses administrations. Aïn Beida en est déjà pourvue et l'installation d'un wali délégué ne requerra que peu de moyens. Du coup, c'est la wilaya mère qu'est Oum El Bouaghi qui sera allégée de la charge de cette grande agglomération.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)