Oum-El-Bouaghi - A la une

Un centre d'hémodialyse fermé aux malades Oum El Bouaghi



Inauguré par les autorités de la wilaya d'Oum El Bouaghi, en janvier 2012, le centre d'hémodialyse Les Lacs (CHL), devant sauver des malades et atténuer les douleurs de patients ne pouvant s'acquitter des 6415 DA pour chaque séance, attend, depuis plus de 19 mois, un agrément qui n'arrive toujours pas.Spécialisé dans l'hémodialyse et le traitement des insuffisants rénaux, le CHL, pourtant titulaire d'un agrément du ministère de la Santé
n° 016/MSPRH du 22 novembre 2011, reste fermé pour le plus grand malheur des malades. Notons que l'insuffisance rénale chronique est un problème majeur de santé publique, car cette maladie prend de l'ampleur ces dernières années. On a recensé, en 2010, plus de 13 000 dialysés en Algérie. Doté de générateurs d'hémodialyse de dernière génération et d'un équipement de réanimation de pointe, le centre, qui a coûté la bagatelle de 100 millions de dinars, ne peut offrir ses services aux assurés sociaux qui s'expliquent mal un blocage qui ne dit pas son nom. La demande d'agrément, déposée à la direction générale de la Cnas en date du 7 décembre 2011, reste sans suite.
Contrairement à la Cnas qui n'a pas daigné donner suite aux sollicitations et doléances de la direction du CHL, la Caisse nationale des assurances sociales des non-salariés (Casnos) a paraphé la convention le 17 juin 2013. Le silence radio de la Cnas irrite des malades qui ne mâchent pas leurs mots : L'hôpital Mohamed Boudiaf du chef-lieu de wilaya, est doté d'un centre d'hémodialyse, mais ses capacités ne peuvent répondre à une forte demande. La saturation affecte dans une certaine mesure la prise en charge des malades obligés de s'inscrire sur des listes d'attente. Cette situation n'arrange pas les affaires des malades ayant besoin de trois séances de dialyse par semaine. L'attente oblige des patients à partir à Constantine pour y être dialysés. Tout cela est pénalisant pour les malades qui n'ont pas les moyens d'aller ailleurs. L'ouverture du CHL atténuera les souffrances physiques et morales des malades chroniques qui s'impatientent.
«Il est inconcevable de laisser des malades souffrir, alors qu'un centre ultra-moderne reste fermé pour on ne sait quelle raison.» Abondant dans le même sens, A. Yahia Cherif, néphrologue et gérant du centre déclare : «Des patients hémodialysés sont impatients d'être pris en charge par le centre en chômage forcé.» «Les lenteurs bureaucratiques mettent non seulement en péril des insuffisants rénaux, dans l'expectative, mais l'existence d'une structure tournant à vide et ne pouvant supporter continuellement des charges mensuelles de plus de 1,5 million de dinars.» Le praticien n'a pas omis de souligner que la requête transmise au ministre du Travail et de la Sécurité sociale, en décembre 2012, reste, elle aussi, lettre morte'
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