
La wilaya d'Oum El Bouaghi a vécu à un certain moment de son histoire un regain d'activités culturelles, ceci au moment où les instances publiques de l'époque avaient encouragé les nombreux talents que recèle la région.Des artistes peintres, des poètes en herbe, des amateurs du quatrième art, des musiciens ont investi les lieux qui leur sont dédiés, comme les centres culturels, les bibliothèques, les salles des fêtes. Mais cela n'a duré que l'espace de quelques années.Puis, c'est la diète! «Certes, nous signale un ancien cadre de l'éducation, les talents existent à profusion mais leur prise en charge dans les différentes structures n'a pas suivi.» Un cadre de la culture reconnait que la faille est dans la gestion des centres culturels qui demeurent la propriété des communes. «Les centres culturels, assure-t-il, ne peuvent être gérés par les communes puisque ces dernières ne disposent pas de cadres qualifiés pour cela.» Sur le terrain, cela se confirme étant donné que la chose culturelle est confiée à des employés de la commune, sans formation adéquate. Que fait-on donc dans les centres culturels relevant des communes, sinon proposer des salles pour servir de cours de soutien pour les lycéens ou collégiens.C'est le cas du centre culturel Emir Khaled d'Aïn Beida. Les rares et sporadiques manifestations culturelles qui y sont organisées sont une goutte d'eau dans un océan. La direction de la culture du chef-lieu de wilaya ne pourrait s'en occuper que si la commune s'en déchargeait à son profit. Même son de cloche du côté de Meskiana où le centre culturel végète lugubrement faute d'activités artistiques.Un membre de cette ville nous a confié que la municipalité entend bien le céder au secteur de la culture, seule à même d'en assurer l'affectation d'un personnel qualifié. Aïn M'Lila, Aïn Kercha, Aïn Fakroun, pour ne citer que ces grandes daïras disposent chacune d'un centre culturel mais qui demeure soit fermé, soit sans activités artistiques. Par ailleurs, dans toutes les communes de la wilaya les pouvoirs publics ont implanté une bibliothèque municipale. Certaines, celles dont la gestion relève de la culture, sont suffisamment dotées en livres.Cependant elles ne sont fréquentées que par les élèves qui ne consultent souvent que les livres parascolaires. Les livres littéraires sont relégués au dernier plan.C'est le cas à la bibliothèque principale du chef-lieu de wilaya qui renferme plus de livres scientifiques que d'œuvres littéraires. Les autres genres culturels ne sont pas logés à meilleure enseigne. La musique, le théâtre, la peinture ne sont l'apanage que d'une minorité. Et pour cause, l'absence de galeries d'art, d'un conservatoire, de salles pour le quatrième art y sont pour quelque chose ! Le remède que préconisent d'aucuns est de confier à l'école la mission, c'est-à-dire la découverte de talents au sein des institutions éducatives. Sinon à quoi bon ériger des sanctuaires consacrés aux Arts si l'on ne promeut pas les jeunes en qui sommeillent d'innombrables talents '
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Baâziz Lazhar
Source : www.elwatan.com